Olivier's profileAnecdotes de la Conquête...PhotosBlogListsMore Tools Help

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    October 20

    Geno et Geno

     

    Le légendaire Directeur de Vol, Eugene Kranz, et le dernier Homme sur la Lune, Eugene Cernan sont de très très bons amis... Ils s'appellent mutuellement "Geno" !

    A titre privé ils sont tous les deux membres de l’Eglise Catholique Romaine et faisaient partie de la même paroisse lorsqu'ils étaient en activité.

    Par une belle coïncidence, il se trouve que "Gene" Kranz a servi pour la première fois comme Directeur de Vol en chef (Lead Flight Director) lors de la première mission spatiale de Cernan, Gemini 9A, et qu'il a exercé pour la dernière fois la responsabilité de Directeur de Vol, à l'occasion de la dernière mission spatiale de Cernan, Apollo XVII !  

    Gemini VII - "Home Sweet Home"

     

    Dans le cadre de la mission Gemini VII qui s'est déroulée du 4 au 18 décembre 1965, les astronautes Frank Borman et James Lovell sont restés deux semaines dans l’espace, confinés dans le siège de leur capsule, dont le volume habitable est de… 2,55 m3.

    Si les astronautes des missions Apollo pourront se déplacer dans leur vaisseau spatial (les volumes habitables du CM et du LM sont respectivement de 6,17 m3 et 6,65 m3), ceux de Gemini ne pouvaient pas se lever, ni même détendre complètement leurs jambes…

    Compte tenu de l’exigüité de la capsule ils seront autorisés à enlever leur combinaison spatiale et passeront le plus clair de la mission en caleçon long. Les innombrables électrodes et autres capteurs physiologiques posés sur les deux hommes rendront cette mission encore plus inconfortable (il s’agissait pour les médecins d’étudier les effets d’un séjour prolongé dans l’espace, correspondant à la durée d’une mission lunaire). On imagine aisément ce que Borman et Lovell ont endurés et combien le temps a dû leur paraître long…

     

    Pour bien enfoncer le clou, le facétieux  Michael Collins qui faisait partie de l’équipage de réserve, leur fit une petite surprise.  Il fit confectionner un petit canevas sur lequel il avait fait broder : "Home Sweet Home" (que l’on peut traduire par : foyer, doux foyer) qu’il déposa sur le siège du pilote James Lovell le jour du décollage.

    October 18

    A une exception près !

     

    Deke Slayton trouvait pour le moins ironique qu’avec toutes les inquiétudes des scientifiques, concernant le risque qu’Apollo 11 ramène des "bestioles" pathogènes de la Lune, le nom du porte-avions de récupération pour cette mission porte justement le nom d’un insecte.

    Slayton avait conseillé aux astronautes : « Pendant votre voyage ne fraternisez avec aucune bestiole, excepté le Hornet ! »

     

    Jeu de mot avec "bug", qui dans ce contexte, peut notamment signifier microbe, bestiole ou insecte. Hornet = Frelon

     

     

    Le USS Hornet (CV-12) a récupéré les équipages des deux premières missions lunaires : Apollo 11 et Apollo 12. 

    [CV = C pour « Carrier » (porteur) et V pour « Fixed wing aircraft » (aéronef à ailes fixées)  -  Porte-avions]

     

     

    Pour en savoir plus sur le USS Hornet, un site en anglais : http://www.uss-hornet.org/    « A HERITAGE of EXCELLENCE »

    October 17

    Premier "salut du drapeau" sur la Lune...

     
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    Buzz Aldrin saluant le drapeau américain - 20 juillet 1969 (Heure de Houston)
     

    « Pouvoir saluer ce drapeau fut l’une des expériences les plus empreintes d’humilité et pourtant d’orgueil que j’aie jamais connue. Pouvoir contempler le drapeau américain et savoir quels efforts tant de gens avaient déployés pour qu’il arrive là où il est. Nous percevions en cet instant, vraiment, une identification presque mythique de tous les peuples du monde. »   Buzz Aldrin

    Le jour du 21ème anniversaire de Wernher Von Braun...

     

    Le 23 mars 1933, le chancelier du Reich Adolf Hitler dépose devant le Reichstag (l’équivalent français de l’Assemblée Nationale), convoqué en session extraordinaire, sa « proposition » de loi, en 5 articles, visant au « soulagement de la détresse du peuple et de l’État » (Gesetz zur Behebung der Not von Volk und Reich), dite loi des pleins pouvoirs, qui lui donnera  le droit légal de gouverner par décret, autrement dit de promulguer des lois sans en référer au Reichstag. C’est la deuxième et dernière étape* législative dans l’élimination « légale » de la démocratie en supprimant la séparation des pouvoirs. Hitler défendra sa loi pendant environ deux heures et demie, un discours qu’il ne fera pas en civil mais en « chemise brune »… Les issues et abords du bâtiment sont « protégés » par des sections de la SA et de la SS.

    La loi sera adoptée avec 81% des voix, plus que les deux tiers nécessaires pour modifier la constitution de la république de Weimar qui de facto n’existe plus. Ainsi disparaît le tout premier régime démocratique de l’Allemagne, après 14 ans d’une existence mouvementée ponctuée de nombreuses vicissitudes et  turpitudes. Paradoxalement, Hitler, ce génie politique dont la principale force motrice est la haine, est désormais le maître absolu d’une société réputée pour son ordre et son intellect, un des peuples les plus cultivés et les plus développés du monde.

    Par une de ces ironies, l’acte final du drame, qui a permis à Hitler de détenir seul tous les pouvoirs, s’est joué au sein d’un opéra, l’opéra Kroll, où siège désormais le Reichstag. En effet, après l’incendie criminel qui a ravagé le palais « appartenant au peuple allemand » (Dem Deutschen Volke) dans la nuit du 27 au 28 février 1933, le Reichstag a pris ses quartiers juste en face, toujours sur la Königsplatz (actuellement Platz der Republik), dans les locaux de l’opéra Kroll.

     

    Il se trouve que cet événement capital, qui fera la une de tous les grands quotidiens du monde, coïncide avec le 21ème anniversaire de Wernher Von Braun, qui est électoralement  majeur depuis 1932. (En 1919, la constitution de la République de Weimar instaurait le suffrage universel, y compris pour les femmes, et fixait la majorité électorale à 20 ans). Il n’existe malheureusement aucun témoignage relatant ce que Von Braun a fait ce jour là !  

     

    On notera qu’à peine quatre ans plus tard, alors qu’il n’a que 25 ans, il sera nommé directeur technique de la partie Est, de ce qui deviendra le plus moderne des centres de recherche du monde, le centre de recherche de l’armée de terre de Peenemünde, (Die Heeresversuchsanstalt Peenemünde) qui n’aurait pas pu voir le jour hors du cadre bien particulier du Troisième Reich, lequel a débloqué des crédits colossaux pour le développement de nouvelles armes, notamment la A4, premier missile balistique de l’Histoire...

    On remarquera en passant que les recherches effectuées à Peenemünde, les millions de Reichsmarks investis, (qui auraient permis de produire des armes conventionnelles, le niveau d’équipement de l’armée allemande n’ayant cessé de décroître au fil de la guerre), ne serviront pas, en définitive, à l’Allemagne… Ce sont les puissances victorieuses qui en récolteront tous les bénéfices à la fin de la guerre (…)    

     

                 

    * Hitler est nommé au poste de chancelier du Reich à 44 ans, le 30 janvier 1933, par un Président Paul von Hindenburg, âgé de 86 ans et valétudinaire… Très réticent n’avait-il pas déclaré : « Messieurs, j'espère que vous ne me rendez pas responsable de devoir nommer ce caporal autrichien chancelier du Reich ! »

    L’incendie fort à propos du Reichstag, par un étudiant néerlandais d’obédience communiste,  Marinus van der Lubbe, qui fait partie soit disant, d'un vaste complot communiste visant à prendre le pouvoir, a servi de prétexte à la promulgation, dès le 28 février, d'une première loi : le « décret du président du Reich pour la protection du peuple et de l'État » (Verordnung des Reichspräsidenten zum Schutz von Volk und Staat) qui annule l’essentiel des libertés civiles fondamentales ainsi que l’habeas corpus**, ce qui permet aux nazis de se débarrasser de leurs opposants les plus tenaces, les communistes du KPD (Kommunistische Partei Deutschlands) dont 81 siègent au Reichstag et qui auraient pu contrecarrer les plans d’Hitler en empêchant l’adoption de la loi des pleins pouvoirs qu'il présentera le 23 mars. Hitler ayant toujours voulu mettre un « point d’honneur » à prendre le pouvoir en toute légalité (…)

     

    ** Habeas corpus : règle de droit qui garantit à une personne arrêtée une présentation rapide devant un juge afin qu'il statue sur la validité de son arrestation. Généralement, le délai est de quelques jours ou de quelques heures. En latin, cela signifie que tu aies ton corps (... pour être devant le juge). La règle de l'Habeas corpus a pour fondement que, même détenue, une personne n'est pas sans droit. En fonction de cette règle, un prisonnier doit être relaché s'il est détenu sans raison valable aux yeux de l'autorité judiciaire, laquelle doit être placée dans une relative indépendance par rapport aux pouvoirs législatif et exécutif.

    October 13

    Loi relative à "l'exposition à un environnement extraterrestre !"

     

    Le 16 juillet 1969 (date du décollage d’Apollo 11) la NASA édicte une "loi" *, Titre 14 Section 1211. Titre 14 signifie que le règlement est édicté par une agence en relation avec l’aéronautique ou l’espace (le Chapitre V du recueil des règles et règlements concerne la NASA). Section 1211 signifie qu’il s’agit de la loi 1211. Cette loi est appelé également… "Extra-Terrestrial Exposure Law" (Loi relative à l'exposition à un environnement extraterrestre)

    Ce règlement stipule que toute personne, animal, végétal ou objet ayant été en contact direct ou dans l’enveloppe atmosphérique d’un corps céleste, ou ayant été indirectement en contact avec une personne ou un objet en provenance d’un corps céleste, peut être contraint par le gouvernement fédéral à être mis en quarantaine. Toute personne refusant de se soumettre à cette règle encours une amende pouvant aller jusqu’à 5 000 dollars et une peine d’emprisonnement maximale de 1 an. La seule personne qui détient autorité en la matière (début de quarantaine et fin de quarantaine) est l’agent de la NASA responsable du confinement, sous couvert de l’Administrateur de la NASA.

    Bien que les scientifiques aient estimé à 1 chance sur 100 millions la possibilité qu’un agent pathogène soit ramené sur Terre par les astronautes, il était bien évidemment hors de question de prendre le moindre risque.

     

    Voici une traduction de cette loi…

     

    1211.100 Titre 14 - Aéronautique et Espace  

    Partie 1211 -  Exposition à un environnement extra-terrestre

     

    1211.100 - Cadre

    Cette section définit : (a) la politique de la NASA, sa responsabilité et son autorité afin de protéger la Terre contre toute contamination nuisible ou toute modification néfaste de son environnement provoqué par un personnel, véhicule spatial ou tout autre bien de la NASA de retour sur Terre après un atterrissage ou un contact avec l'enveloppe atmosphérique d'un corps céleste ; et (b) ses exigences en matière de sécurité, restrictions et garanties nécessaires, dans l'intérêt de la sécurité nationale.

     

    1211.101 - Application

    Les dispositions de la présente englobent l'ensemble des vols habités et des missions spatiales inhabitées da la NASA qui reviennent sur Terre après un atterrissage ou simplement un contact avec l'enveloppe atmosphérique d'un corps céleste.

     

    1211.102 - Définitions

    (a) Par "NASA" et "Administrateur" on entend, la National Aeronautics and Space Administration et l'administrateur de la National Aeronautics and Space Administration ou son mandataire.

    (b)  "Exposé à un environnement extra-terrestre" signifie que toute personne, animal, objet, ou tout autre forme de vie ou matière de quelque nature que ce soit  a été :

    (1) Directement en contact avec le sol ou l'enveloppe atmosphérique d’un corps  céleste ; ou

    (2) Directement en contact, ou à proximité (ou exposé indirectement)  avec une personne, animal, objet ou toute autre forme de vie ou matière de quelque nature que ce soit qui a soi même été exposé à un environnement extra terrestre tel que défini dans le paragraphe (b) (1) de la présente section.

    Par exemple, si une personne ou un objet  "A" touche la surface de la Lune et lorsque "A" revient sur Terre il entre en contact avec  "B" et que par la suite "C" touche "B" alors "A", "B"  et "C" ont tous les trois été exposés à un environnement extra terrestre ("A" et "B" directement, "C" indirectement).

    (c) Par  "Quarantaine" on entend  le confinement, les examens médicaux et la décontamination de toute personne, animal, objet  ou toute autre forme de vie ou matière de quelque nature que ce soit qui a été exposé à un environnement extra terrestre et inclus la faculté d’appréhender ou de saisir toute personne animal, objet ou toute autre forme de vie ou matière de quelque nature que ce soit dans le cadre du présent règlement.

     (d) "Période de quarantaine" signifie une période de jours civils consécutifs telle qu’elle peut être établie en conformité avec la section 1211.104 (a).

     

    1211.104  Actions administratives

    (a) -  L'administrateur ou la personne désignée par celui-ci  peut en vertu de son pouvoir discrétionnaire :

    (1) Déterminer le début et la durée de la période de quarantaine relative à n’importe quelle mission spatiale. La durée de la période de quarantaine sera annoncée en temps voulu en fonction des différentes formes de vie impliquées.

    (2) Désigner par écrit, les agents qui auront toute autorité pour prendre les décisions relatives à cette quarantaine.

    (3) Déterminer qu'une personne en particulier, animal, objet ou  toute autre forme de vie ou matière de quelque nature que ce soit a été exposé à un environnement extra-terrestre et ordonner sa mise en quarantaine. La mise en quarantaine s’effectue de plein droit, dès lors qu’il existe un doute raisonnable sur le fait qu’une personne, animal, objet  ou toute autre forme de vie ou matière de quelque nature que ce soit a été exposé à un environnement extra terrestre.

    (4) Déterminer au sein des États-Unis ou dans les navires ou les véhicules des Etats-Unis, le lieu, les limites et les modalités de fonctionnement des sites de quarantaine qui s’avèrent nécessaires.

    (5) Fournir des services de sécurité, par le truchement de contrats ou autre, autant qu’il est nécessaire, afin de garantir la sécurité et l’inviolabilité des lieux de quarantaine ainsi que la protection des personnes animaux, objets ou toutes autres formes de vies ou matières de quelque nature que ce soit concernés par la quarantaine.

    (6) De garantir subsistance, santé et bien-être aux personnes en quarantaine dans le cadre des dispositions du présent article.

    (7) Au cas ou cela s’avérerait utile ou nécessaire, de diligenter des enquêtes, au moment opportun et de manière appropriée, afin de rassembler des témoignages, consignés dans un rapport, qui aidera la prise de décision quant à la mise sous quarantaine d’une personne, animal, objet, ou tout autre forme de vie ou matière de quelque nature que ce soit ou afin de réexaminer le bien fondé d’une décision.

    (b) (3) Pendant toute période déclarée de mise en quarantaine, nul ne doit pénétrer ou quitter les limites de la zone de quarantaine sans l'autorisation expresse de l'agent de la NASA responsable de la quarantaine. Tout au long de cette période, le périmètre délimité autour du lieu de quarantaine sera sécurisé par des gardes armés.

    (b) (4) Toute personne qui pénètre dans la zone de quarantaine pendant la période de quarantaine sera considérée comme ayant librement consenti à se soumettre à la quarantaine, s’il est avéré qu’elle a été exposée à un environnement extra-terrestre tel que défini dans la section 102 (2).

    (b) (5) Aussi prestement que possible il sera permis à chacune des personnes mise en quarantaine par la NASA de communiquer par téléphone afin qu’elle puisse contacter un conseiller juridique et toute personne de son choix.

     

    1211.107 Tribunal et autres actions

    (a) Les agents et employés de la NASA ne sont pas autorisés à exonérer une personne, animal, objet ou toute autre forme de vie ou matière de quelque nature que ce soit de la quarantaine en cas de citation  à comparaître ou de tout autre injonction ou réquisition émanant de quelque autorité que ce soit. Seuls l’Avocat Général et  l’Administrateur de la NASA sont habilités à lever une quarantaine dans ce cas de figure.

     (b) Chaque fois qu’une injonction émanant d’un tribunal ou de tout autre autorité, demandant de dispenser une personne, un animal, un objet ou tout autre forme de vie ou matière de quelque nature que ce soit de quarantaine ne sera pas respectée, la personne concernée devra, dans la mesure du possible, prendre contact avec le tribunal ou l’autorité compétente, et, en toute déférence, expliquer son incapacité à se conformer à l’injonction , en s'appuyant pour son action sur le présent article 1211.107.

     

    1211.108 Sanctions

    Quiconque contrevient délibérément, tente de contrevenir, ou conspire dans le but de contrevenir, à l’une des dispositions du présent règlement ou qui pénètre ou quitte sans autorisation la zone de quarantaine, s’expose à une amende pouvant aller jusqu'à 5 000 $ et pouvant être assortie d’une peine de prison maximale de 1 an.

     

    A noter : Cette loi a été retirée du CFR le 26 avril 1991 et n’est plus appliquée. Désormais la section 1211 est vierge et porte la mention "réservée".

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    * De par l' Administrative Procedure Act de 1946, les agences fédérales sont en droit de promulguer des règles et règlements qui font office de « loi » et dont les textes sont  publiés dans le Code of Federal Regulations (CFR- Code des règlements Fédéraux) par le Federal Register qui fait partie du NARA (National Archives and Records Administration).

     
    October 11

    Neil Armstrong - Le premier homme sur la Lune passe son 39ème anniversaire en quarantaine !

     

    Après avoir passé huit jours à ingurgiter de la boustifaille spatiale les astronautes d’Apollo 11 sont ravis de savourer à nouveau de bons petits plats mitonnés par un vrai cuisinier, un chef qui partage leur quarantaine dans le LRL (Lunar Receiving Laboratory*) à Houston. Les  personnes (une douzaine, dont trois médecins...), qui accompagnent les astronautes lors de leur "confinement" sont en isolation depuis 21 jours déjà, ceci afin de pouvoir identifier au préalable tout germe qu’ils auraient pu faire entrer dans les lieux. La quarantaine prendra fin pour tout le monde le 13 août.

     

    Le 5 aout 1969 Neil Armstrong fête son 39ème anniversaire dans le LRL, pour l’occasion, le cuisinier Jesse Stewart lui a préparé un gâteau à la vanille, son préféré !  

     

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    *  Très succinctement : le LRL est un bâtiment de trois étages couvrant une superficie totale de 7 700 m² qui a couté la bagatelle de 15,8 millions de dollars (USD 1965 – soit 106,46 millions USD 2009), complètement isolé, atmosphériquement parlant, de l'extérieur, destiné à accueillir tout ce qui vient de la Lune, roches, matériel utilisé par les astronautes, module de commande et bien évidemment les astronautes eux mêmes... Sans oublier tout ce qui a été en contact avec les personnes ou éléments sus nommés (...)

    Il comprend des laboratoires ultra-modernes, des appartements, un centre médical à la pointe de la technologie...

    Les scientifiques craignant que les astronautes ne ramènent des agents pathogènes de la Lune avaient décrétés qu’ils resteraient en quarantaine au moins trois semaines (ce qui correspond au temps d’incubation maximal des germes terrestres).

    En définitve, seuls les équipages des missions Apollo 11, 12 et 14 seront soumis à cette mesure !

     

    Anecdote dans l'anecdote : en mai 1969 est sorti le livre de Michael Crichton "La Variété Andromède" (The Andromeda Strain) qui raconte l'histoire de quatre savants qui doivent trouver comment éradiquer un virus d'une extrême virulence, capable de ravager la planète, ramené sur Terre par un satellite en perdition... 

    October 04

    Wernher Von Braun... Eximium !

     

    Une copie originale de la thèse de Wernher von Braun mise aux enchères le 4 décembre 2007 à New York par Bonhams fut adjugée pour la somme de 33 000 USD.

     

    Le document dactylographié de 166 pages dont les équations et formules ont été ajoutées à la main par Von Braun, qui comprend 20 graphiques et schémas en fin d'opuscule, est intitulé : « Konstruktive, theoretische und experiementelle Beitrage zu dem Problem der Flussigkeitsrakete » (Contributions constructives, théoriques et expérimentales au problème des fusées à ergols  liquides).

    Il soutient sa thèse le 16 avril 1934 à l’Université Technique de Berlin (Technischen Hochschule Berlin).  Ses directeurs de thèse sont les physiciens Erich Schumann (petit fils du compositeur Robert Schumann) et Arthur Wehnelt.

    Si, bien évidemment, Von Braun n’a pas inventé le concept des fusées à ergols liquides il détaille longuement les avantages et les inconvénients et donne des solutions, notamment sur le problème de guidage dû au changement du centre de gravité de l’engin à mesure que les réservoirs se vident. Son travail est basé sur son expérience pratique sur les moteurs fusées, ses travaux sur la A1 et la mise au point des instruments de mesure des bancs d’essais.

     

    Dans le système allemand, pour obtenir son doctorat il faut également passer des épreuves orales dans 4 matières différentes, pour Von Braun en l’occurrence, il a dû plancher sur des sujets en physique expérimentale, en chimie, en philosophie et en physique théorique.

    Ces épreuves orales se déroulent le 7 juin.

    Tout d'abord Arthur Wehnelt l’interroge sur les lois des gaz et la  thermodynamique (Il obtient un B)

    puis Max Bodenstein sur la production de sels (Il obtient un C)

    Alfred Baeumler sur la philosophie de la physique de Descartes, Newton et Leibnitz (Il obtient un B)

    et enfin Erich Schumann sur les statistiques quantiques, la mécanique ondulatoire de Schrödinger, l’acoustique, la balistique théorique. (Il obtient un A).

    Pour les épreuves orales il obtient la mention « cum laude » (ce qui équivaut à une mention bien en France)

     

    Le 27 juillet 1934, à 22 ans, Wernher Freiherr (Baron) von Braun est docteur en physique d’une des plus prestigieuses universités allemandes !   

    Il a eu la mention “eximium” (extraordinaire – la plus haute distinction possible) pour sa thèse qui est jugée si sensible, que le gouvernement allemand la classe “top secret” afin de ne pas la laisser dans les archives de l’université. Sur les documents officiels l’intitulé de la thèse prend la dénomination anodine de : "Uber Brennversuche" (Sur des tests de combustion).

    Elle ne sera publiée qu’en 1960 !

     

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    Wernher Von Braun et Tom Lehrer

     
    Wernher Von Braun était une véritable star aux Etats-Unis, comme toutes les célébrités il fut épinglé par les humoristes. Ainsi cette chanson composée et interprétée par Tom Lehrer en 1965.
    Avant d'être un chanteur satyrique Thomas Lehrer est un mathématicien qui a obtenu une maîtrise en mathématiques après avoir obtenu sa licence avec la mention "magna cum laude" (équivalent de la mention très bien en France) à seulement 18 ans à l'Université d' Harvard, où il enseignera, ainsi qu'au MIT ! (Il est amusant de noter qu'en allemand lehrer signifie enseignant ! Notons au passage qu'il s'agit d'un patronyme typiquement germanique !)
    De toutes les paroles qu'il a écrites, la phrase la plus souvent citée concerne justement cette chanson :"Une fois que les fusées sont en l’air, qui se préoccupe de savoir où elles retombent ? Ce n’est pas mon rayon “ affirme Wernher Von Braun"
     
    Une légende tenace raconte que Von Braun aurait porté plainte pour diffamation et aurait obtenu réparation en percevant l'intégralité des droits d'auteur de cette chanson. C'est absolument faux !
     
     

    « L’idée que Wernher Von Braun était un héros ne me chagrine pas outre mesure, sauf que c’était ridicule. C’était une chose de le faire venir aux Etats-Unis, mais de là à ce que les gens en fasse un héros… Il nous a peut être aidé à aller sur la Lune un peu plus tôt que si nous l’avions fait tout seul, mais quelle importance ? » (Extrait d'une interview de Tom Lehrer paru dans The Sidney Morning Herald  - 1er Mars 2003)

     

     
                         
     
     
    UNE TRADUCTION... (sans les rimes)
     
     

    "… Qu’est ce qui fait que l’Amérique est la plus grande puissance nucléaire du Monde? Et comment est-il possible de dépenser 20 milliards de dollars, l’argent du contribuable américain, pour envoyer un idiot sur la Lune ? C’est bien sûr en raison de notre énorme supériorité technologique, que nous devons à nos éminents savants américains tel le Dr Wernher Von Braun."

     

     

    Approchez vous, que je vous chante une chanson sur Wernher Von Braun

    Un homme dont la loyauté

    Est dictée par l’opportunisme

    Traitez-le de Nazi, il ne froncera même pas un sourcil

    "Nazi Schmatzi*” répond Wernher Von Braun
     

    Ne dites pas qu’il est hypocrite

    Dites plutôt qu’il est apolitique

    “Une fois que les fusées zont en l’air, qui ze préoccupe de zavoir où elles retombent ?

    Ze n’est pas mon rayon “ affirme Wernher Von Braun

     

    Certains ont des mots durs pour cet homme de renom

    Mais certains pensent que notre attitude

    Devrait être de la gratitude

    Comme les veuves et les infirmes de cette vieille ville de Londres

    Qui doivent leurs confortables pensions à Wernher Von Braun

     

    Vous aussi, vous pouvez être un grand héros

    Une fois que vous aurez appris à compter à l’envers jusqu’à zéro.

    “En allemand oder en anglais je zais compter à rebours,

    Und j’apprends le chinois” précise Wernher Von Braun.

     

     

    * En allemand Schmatz  = Smack, gros bisou

    September 28

    Au temps pour le New York Times !

     

    Le 3 janvier 1920, un éditorial pour le moins incongru parait dans le New York Times [« Topic of the Times »]. Il s’agit d’un pamphlet très critique à l’encontre du travail révolutionnaire de Robert Goddard et de son célèbre traité intitulé « A Method of Reaching Extreme Altitudes ».

     

    « … Après qu’une fusée ait quitté notre atmosphère et entame véritablement son long voyage (vers la Lune), son vol ne sera ni accéléré, ni maintenu (contrairement aux travaux de Robert Goddard sur les fusées à propulsion solide) par l’éjection des gaz …

    Affirmer cela, serait en parfaite contradiction avec une loi fondamentale de la dynamique... Le professeur Goddard, qui occupe une chaire à l’Université Clark et qui est membre de la « Smithsonian Institution », ne connaît pas la relation entre action et réaction et la nécessité d’avoir quelque chose de plus consistant que du vide contre lequel s'appuyer. Il semble ignorer les connaissances de base enseignées quotidiennement dans les lycées.

    …Jules Vernes, qui avait également quelques connaissances scientifiques, a fait la même erreur que le professeur Goddard…

    C’est un des rares dérapages scientifiques de Vernes, pardonnable pour un romancier mais inexcusable pour un savant qui n’écrit pas un roman d’aventure… » 

     

     

    49 ans plus tard, le 17 juillet 1969, alors que les astronautes d’Apollo 11 sont en route vers la Lune, le New York Times publie enfin un rectificatif :

     

    « Une mise au point. Le 13 janvier 1920 la page éditoriale du New York Times a rejeté le fait qu’une fusée pouvait fonctionner dans le vide et à fait les commentaires suivants sur les idées du pionnier des fusées Robert Goddard :

    Le professeur Goddard, qui occupe une chaire à l’Université Clark et qui est membre de la « Smithsonian Institution », ne connaît pas la relation entre action et réaction et la nécessité d’avoir quelque chose de plus consistant que du vide contre lequel s'appuyer. Il semble ignorer les connaissances de base enseignées quotidiennement dans les lycées."

    Des études plus poussées et des expériences ont confirmé les découvertes de Isaac Newton au XVIIème siècle [ NdT : "A chaque action correspond une réaction équivalente et de sens contraire"].et il est désormais définitivement avéré qu’une fusée fonctionne aussi bien dans le vide qu’en présence d’atmosphère. Le Times regrette cette erreur. »

     

    Ce laconique rectificatif est tout à l’honneur du journal mais demeure tout de même un peu ambiguë, il laisse en effet supposer que le fait qu’une fusée puisse fonctionner dans le vide a été définitivement établi longtemps après l’attaque du Times contre Goddard. Qui plus est, dans ce mea culpa quelque peu tardif, à aucun moment le Times ne demande pardon pour le mal que le journal a pu faire à Robert Goddard, en remettant en question, rien moins que son intégrité et son professionnalisme. L'intégralité du texte dénigrant Goddard n'est même pas retranscrit !

     

    Après la publication de l'article, Goddard est resté encore plus reclus et secret sur ses travaux, évitant toute publicité et tout contact avec les médias !

     

    Le New York Times a t-il atteint le comble du ridicule en publiant cet éditorial en 1920 ?

    Eh bien pas tant que ça, en effet, ce n’est qu’au XXème siècle que les principes fondamentaux de la propulsion des moteurs fusée dans le vide sont compris, jusqu’alors on pensait qu’il fallait de l’air contre lequel « s'appuyer »…

    Ainsi par exemple le mathématicien britannique William Moore affirme en 1813 dans son « Treatise on the Motion of Rockets” qu’une fusée se déplacera plus rapidement dans l’air que dans le vide, en 1883, un manuel d’artillerie pour les cadets de l’académie militaire de West Point affirme la même chose. L’immense Konstantin Tsiolkovski lui-même, en 1913,  s’interroge sur le degré d’efficacité du moteur fusée dans l’air ambiant et dans le vide. Il émet plusieurs hypothèses dont la bonne : c’est dans le vide qu’une fusée opère dans les meilleures conditions ! Mais sans en être tout à fait certain !

    September 27

    De la responsabilité morale du scientifique...

     

    L'Homme est un "homo ludens" mais surtout et avant tout un "homo faber", voici deux citations de Wernher von Braun concernant la responsabilité morale du "savant"...

     

    « Il est tout simplement injuste de nous rendre responsables, nous, ingénieurs et scientifiques, des cruautés des guerres modernes. Les ingénieurs travaillant sur les fusées sont exposés au même inéluctable dilemne que Michel-Ange lorsqu’en période de guerre il fut contraint d’arrêter son travail à la Basilique St Pierre pour se consacrer à la réalisation de forteresses.

    Il s’agit du même cas de conscience auquel est confronté le concepteur d’avions lorsque son travail est utilisé comme bombardier pour semer la mort et la destruction.

    Et c’est exactement le même conflit moral auquel est soumis le physicien nucléaire du XXème siècle qui connaît le potentiel énergétique formidable des réactions en chaîne contrôlées dans un réacteur nucléaire, mais qui sait également qu’une petite modification dans cette réaction en chaine permet de libérer le pouvoir destructeur de la bombe atomique. »

     

     

    « Est-ce qu’Einstein, lorsqu‘il a  écrit sa célèbre équation sur la relation entre la matière et l’énergie aurait dû poser son crayon d’une main tremblante, car il a eu la vision d’avoir libéré des quantités phénoménales d’énergie atomique ? Devrions-nous arrêter la conquête de l’espace juste parce que les avions et les fusées peuvent être utilisés à des fins militaires ? »

     
    September 21

    Une réponse qui vaut de l'or !

     

    Un chimiste de Peenemünde avait commandé des poids de laboratoire plaqués or. Lorsque son supérieur lui demande  : "Pourquoi diable doivent-ils être plaqués or ?", ce dernier répond le plus sérieusement du monde : « Des poids en or massif seraient beaucoup trop chers ! »

    September 20

    Une histoire de briques et de tempête !

     

    Le service comptable, du ministère du budget du IIIème Reich, qui s’occupait de Peenemünde envoie un jour un câble au centre de recherche pour savoir pourquoi leur comptabilité ne fait pas état d’une livraison d’un million de briques de construction. Incapable de localiser les fameuses briques manquantes le centre renvoya un télégramme précisant qu’elles avaient été détruites lors d’une récente tempête. Quelques jours plus tard, ils reçurent ce message : « Erreur comptable corrigée. Briques jamais envoyées. Tempête superflue».

    Cet incident restera dans les annales et fera l’objet de nombreuses blagues. Chaque fois que quelque chose sera perdu on l’attribuera au passage d’une tempête... Même des années plus tard !

    Rubrique nécrologique et point d'impact des V2

     

    L’OKW (Ober Kommando der Werhrmacht – Commandement Suprême des Forces Armées) employait une méthode bien singulière pour se renseigner sur l’effet des V2 à Londres. Une reconnaissance aérienne étant en effet trop risquée, chaque jour, une cellule spéciale étudie minutieusement les faire-part de décès des journaux londoniens, elle peut ainsi par recoupement, lorsque plusieurs défunts ont la même adresse, localiser les points d’impact sur un plan de la ville.

    Les services secrets britanniques éventent rapidement le stratagème et il sera désormais interdit d’indiquer les adresses sur les faire-part de décès !

    September 19

    "Pete" Conrad - Un dernier hommage de la famille King.

     

    L’astronaute Charles « Pete » Conrad, le troisième Homme sur la Lune, a été inhumé le 19 juillet 1999 au Cimetière National d’Arlington. A la fin de la cérémonie, une formation de F-14 Tomcat a survolé le cortège pour réaliser la figure dite du pilote disparu*. L’un des F-14 était piloté par Chip King, le fils ainé de John W. « Jack » King, le chef des relations publiques du Centre Spatial Kennedy de 1960 à 1971, surnommé la voix du « Apollo/ Saturn Launch Control » lors de la mission Apollo 11. C’est lui qui égrenait les étapes du compte à rebours !

    C'est bien sûr lui, qui a couvert les missions Gemini V et Apollo XII !

     

    Lorsqu'ils habitaient dans la même rue, au début du programme spatial, les enfants de Pete Conrad et de Jack King jouaient ensemble !

     

     

    * Survol d'avions militaires pour rendre hommage à un pilote décédé. Les avions volent en formation, puis au-dessus du site en question l'appareil à la droite du leader quitte la formation, pour symboliser le fait qu'il manque un pilote.

     

    missingman.jpg

     

    Une extraordinaire photo de Sean Collins montrant 4 T-38 éxécutant la "missing man formation" au dessus

    du "Shuttle Columbia Memorial" au Cimetière National d'Arlington.

     

    September 17

    John F. Kennedy - "Nous choisissons d'aller sur la Lune..." (Traduction intégrale du discours)

     

    Le 12 septembre 1962, à 10:00 du matin, le Président américain John Fitzgerald Kennedy prononce ce discours extraordinaire…mythique… de 18 minutes, consacré à "l'effort national dans le domaine spatial", devant plus de 45 000 personnes, dans la chaleur étouffante du stade de l'Université Rice près de Houston au Texas.

    Houston, où se trouve le Centre des Vols Spatiaux Habités (qui a pris le nom de Lyndon B. Johnson Space Center en 1973 à la mort de l’ancien Président… et Vice-président de John Kennedy) et son célébrissime Centre de Contrôle des Missions.

    Discours d'autant plus émouvant que 436 jours plus tard, John Kennedy sera assassiné à quelques centaines de kilomètres de là, dans ce même état du Texas, et qu'il ne verra pas s'accomplir l'un des plus vieux rêves de l'humanité…   

     

                                                               

     Mission accomplie Monsieur le Président !

     

    Voici une traduction intégrale de ce discours, effectuée par votre serviteur !

     

    Président Pitzer, monsieur le vice-président, gouverneur Daniel, membre du congrès Thomas, sénateur Wiley, membre du congrès Miller, monsieur Webb, monsieur Bell, messieurs les scientifiques, distingués invités, mesdames et messieurs :

    [ NdT : Dr. Kenneth S. Pitzer, Président de l’Université Rice; Lyndon B. Johnson, Vice-président des Etats-Unis; Price Daniel, Gouverneur du Texas ; Albert Thomas Membre de la Chambre des Représentants (Texas) ; Alexander Wiley, Sénateur du Wisconsin ; George P. Miller Membre de la Chambre des Représentants (Californie) ; James E. Webb, Administrateur de la NASA (National Aeronautics and Space Administration) ; David E. Bell, Directeur du Bureau du Budget]



    Je remercie chaleureusement votre président d’avoir fait de moi un professeur visiteur honoraire, et je vous assure que mon premier cours sera très bref.

    Je suis ravi d’être ici, et tout particulièrement en cette occasion.

    Nous sommes réunis dans une faculté réputée pour son haut niveau de connaissance, dans une ville connue pour son progrès, dans un état reconnu pour sa puissance, et il se trouve justement que nous avons besoin de ces trois qualités, nous nous trouvons en effet à un moment où nous sommes confrontés à des changements et des défis, dans une une décennie porteuse d’espoir mais également de peur, dans une période où se mêle connaissance et ignorance. Plus nos connaissances s’accroissent, plus notre ignorance apparait au grand jour.

    Malgré le fait frappant que la plupart des plus grands scientifiques que le monde ait connu soient vivants et actuellement en exercice, bien que la population scientifique active de cette nation double tous les 12 ans et affiche un taux de croissance trois fois supérieur à celui de l’ensemble de notre population , en dépit de tout cela, la vaste étendue de l’inconnu, des questions sans réponse, et de l’inachevé, continuent de surpasser très largement notre compréhension collective.

    Nul ne peut vraiment appréhender le chemin que nous avons parcouru et à quelle vitesse, sauf,  si vous le voulez bien, l'on condense les 50 000 ans de l’histoire humaine connue, sur une période de seulement un demi-siècle. Ce faisant, nous en savons très peu sur les 40 premières années, si ce n’est qu’a la fin de ce laps de temps les plus avancés des Hommes ont appris à se servir de peaux d’animaux pour se vêtir. Puis, il y a environ 10 ans, toujours à cette échelle, l’Homme quitte ses grottes pour se construire d’autres abris. Il n’y a que cinq ans que l’homme a appris à écrire et à utiliser la roue. Cela ne fait que deux ans que le Christianisme est né. L’imprimerie n’est apparue que cette année, et cela ne fait que deux mois, sur ce condensé d’histoire humaine ramené à 50 ans, que la machine à vapeur à permis de fournir une nouvelle source d’énergie, que Newton étudie la gravité. Le mois dernier apparaissent la lumière électrique, le téléphone, l’automobile et l’avion. Ce n’est que la semaine dernière que nous avons inventé la pénicilline, la télévision et l’énergie nucléaire, et aujourd’hui, si le nouveau vaisseau spatial américain arrive sur Vénus, nous aurons littéralement atteint les étoiles avant ce soir minuit.

    Nous avons parcouru ce chemin à une vitesse à couper le souffle, à ce rythme on ne peut éviter l’apparition de nouveaux maux, même si on en a fait disparaitre d’anciens, de nouvelles ignorances, de nouveaux problèmes, de nouveaux dangers. Assurément, les nouvelles perspectives spatiales nous réservent des coûts élevés et de nombreuses épreuves, mais également d’immenses récompenses.

    Il n’est donc pas surprenant que certains préféreraient nous voir rester là où nous sommes, un peu plus longtemps, à attendre, à rester au même point. Mais cette ville de Houston, cet état du Texas, ce pays des Etats-Unis ne furent pas construits par des couards, des fainéants, des gens qui regardent vers le passé. Ce pays a été conquis par ceux qui allaient de l’avant et il en sera de même pour l’espace.

    William Bradford, s’exprimant en 1630 sur la fondation de la colonie de la baie de Plymouth, disait que toutes les grandes et honorables actions s’accompagnent de grandes difficultés, et que les deux doivent être entreprises et surmontées avec courage et responsabilité.

    Si cette histoire condensée de notre évolution nous apprend quelque chose, c’est que l’homme, dans sa quête de connaissance et de progrès, est déterminé et rien ne peut l’empêcher d'avancer. L’exploration de l’espace se fera, que nous nous y joignions ou non, c’est une des plus grandes aventures de tous les temps, et aucune nation ayant la prétention d’être un exemple pour les autres ne peut envisager de rester à la traîne dans la course à l’espace.

    Ceux qui nous ont précédé on fait en sorte que ce pays soit sur les premières vagues de la révolution industrielle, les premières vagues des inventions modernes et la première vague de l’énergie nucléaire, et cette génération n’a pas l’intention de sombrer dans les remous de l’ère spatiale naissante. Nous avons l’intention d’y prendre part et nous comptons bien être les premiers. Car les yeux du monde sont dorénavant tournés vers l’espace, vers la Lune et les planètes au-delà, et nous avons fait le serment de ne pas voir cet espace sous le joug d’un étendard hostile et expansionniste mais sous la bannière de la liberté et de la paix.

    Nous avons fait le serment de ne pas voir l’espace envahi par des armes de destruction massive, mais par des instruments de connaissance et de découverte.

    Cependant les promesses de cette nation ne pourront être tenues qu'à l'impérieuse condition que nous soyons les premiers et c’est bien notre intention. En résumé, notre suprématie dans le domaine scientifique et industriel, nos espoirs de paix et de sécurité, nos obligations envers nous-mêmes et envers les autres, tout cela exige de nous cet effort, afin de percer ces mystères, de les résoudre pour le bien tous les hommes, et de devenir la première nation parmi celles qui se sont engagées dans l’espace.

    Nous embarquons pour explorer ce nouvel océan car il y a de nouvelles connaissances à acquérir, de nouveaux droits à conquérir, et ils doivent êtres conquis et utilisés pour le progrès de tous les peuples. Car la science spatiale, comme la science nucléaire et toutes les technologies, n’a pas de conscience intrinsèque. Qu’elle devienne une force bénéfique ou maléfique dépend de l’homme, et c’est seulement si les Etats-Unis occupent une position prééminente qu’il nous sera possible de décider si ce nouvel océan sera un havre de paix ou un terrifiant nouveau théâtre de guerre. Je ne dis pas que nous ne devons pas nous protéger contre une utilisation belliqueuse de l’espace, de même que nous devons nous préparer contre d’éventuelles actions hostiles sur terre ou sur la mer, mais je dis que l’espace peut être exploré et exploité sans attiser les feux de la guerre, sans répéter les erreurs que l’homme a commis en étendant son emprise sur ce globe qui est le notre.

    Pour l’instant il n’y a ni différend, ni querelle, ni conflit national dans l’espace. Les dangers inhérents à l'espace constituent une menace pour tout le monde. La conquête de l’espace mérite le meilleur de toute l’humanité, et les opportunités de coopérations pacifiques pourraient bien ne jamais se représenter. Mais, pourquoi la Lune diront certains ? Pourquoi en faire notre objectif ? On pourrait tout aussi bien demander : pourquoi gravir la plus haute montagne ? Pourquoi, il y a trente-cinq ans, traverser l’Atlantique ? Pourquoi Rice continue de jouer contre Texas ? (NdT : Pourquoi l’Université Rice continue de jouer au football américain contre l’Université du Texas ? L’équipe de l’université du Texas était tellement supérieure à celle de Rice que le résultat des matchs était couru d’avance – clin d’œil du Président)

    Nous choisissons d’aller sur la Lune. (NdT : Des applaudissements interrompent le discours - le public réagit à la remarque Rice contre Texas ) Nous choisissons d’aller sur la lune… Nous choisissons d’aller sur la Lune au cours de cette décennie, et d’accomplir d’autres choses encore, non pas parce que c’est facile, mais justement parce que c’est difficile, car ce but servira à organiser et à donner le meilleur de nos énergies et de nos savoir faire, parce que c’est le défi que nous sommes prêt à relever, celui que nous refusons de remettre à plus tard, celui que nous avons la ferme intention de gagner, et les autres également. (Applaudissements)

    C’est pour ces raisons que je considère la décision prise l’an dernier de faire passer nos efforts dans le domaine spatial à la vitesse supérieure comme l’une des plus importantes de mon mandat présidentiel.

    Au cours des dernières 24 heures, nous avons visité les installations en cours de construction, pour la plus grande et plus complexe exploration de l’histoire de l’Homme. Nous avons senti le sol trembler, l’air vibrer, lors du test des moteurs d’une fusée Saturne C-1, dont la puissance est plusieurs fois supérieure à celle de l’Atlas qui a lancé John Glenn, qui développe une puissance équivalente à 10 000 automobiles dont les conducteurs auraient l’accélérateur au plancher. Nous avons visité le lieu où cinq moteurs F-1, chacun aussi puissant que les huit moteurs de la Saturne combinés, seront montés ensemble pour propulser la nouvelle fusée Saturne, qui sera assemblée dans un bâtiment en cours de construction au Cap Canaveral, aussi haut qu’un immeuble de 48 étages, aussi large qu’un quartier urbain, et aussi long que deux longueurs de ce stade.

    Lors des derniers 19 mois, pas moins de 45 satellites ont été envoyés autour de la Terre. Près de 40 d’entre eux ont été fabriqués aux Etats-Unis d’Amérique et sont bien plus sophistiqués et ont permis d’acquérir bien plus de connaissances pour les peuples du monde, que ceux de l’Union Soviétique.

    Le vaisseau spatial Mariner… (Applaudissements)… actuellement en route vers Venus est le plus sophistiqué des outils scientifiques de l’histoire de l’espace. La précision de sa trajectoire est telle, qu’à titre de comparaison, cela reviendrait à faire tomber un missile tiré de Cap Canaveral exactement sur la ligne des quarante mètres de ce stade.

    Les satellites de navigation aident nos navires à se mouvoir avec précision et en toute sécurité. Les satellites Tiros nous permettent de prévoir les passages d’ouragans et de tempêtes, il en ira de même avec les feux de forêt et les icebergs.

    Nous avons subi des échecs, mais les autres aussi, même s’ils refusent de l’admettre et qu’ils ne les rendent pas public.

    Il est certain… (Applaudissements) Il est certain que nous sommes derrière, et nous serons à la traîne quelques temps encore pour ce qui concerne les vols habités. Mais nous n’avons pas l’intention de rester derrière, et au cours de cette décennie, nous allons rattraper notre retard et prendre la tête. (Applaudissements)

    Le développement de notre science et de notre éducation seront enrichis par les nouvelles connaissances de notre univers et de notre environnement, par les nouvelles techniques d’étude, d’exploration et d’observation, par les nouveaux outils et ordinateurs, pour l’industrie, la médecine, la maison aussi bien que l’école. Les institutions à vocation technologique, telles que Rice, en récolteront tous les bénéfices.

    Et pour finir, l’effort spatial en lui-même, pourtant encore à ses débuts, a déjà permis la création d’un grand nombre de nouvelles entreprises, et de dizaines de milliers de nouveaux emplois. L’aérospatiale et les industries afférentes génèrent de nouveaux besoins en terme d’investissements et de personnels qualifiés, et cette ville, cet état, cette région, apporteront une large contribution à cette croissance. Ce qui était, il y a peu encore, l’avant-poste le plus éloigné de la vieille frontière de l’Ouest sera à l’avant-garde de la nouvelle frontière de la science et de l’espace. Houston… (Applaudissements)… votre ville de Houston, avec son centre des vols spatiaux habités, deviendra le centre d’une grande communauté de scientifiques et d’ingénieurs. D’ici les 5 prochaines années, l’Administration Nationale de l’Aéronautique et de l’Espace prévoit de doubler le nombre de scientifiques et d’ingénieurs dans ce secteur, d'augmenter sa masse salariale et ses autres dépenses de 60 millions de dollars tous les ans ; d'investir environ 200 millions de dollars dans la construction d’infrastructures et de laboratoires ; et ce centre va consacrer plus d’un milliards en contrats divers au profit de cette ville, dans le cadre de nouveaux efforts spatiaux.
    Il est certain que tout cela coûte très cher. Le budget spatial de cette année est trois fois supérieur à ce qu’il était en janvier 1961, et est supérieur aux budgets spatiaux combinés des huit dernières années. Ce budget est aujourd’hui de 5 milliards 400 millions de dollars par an, une somme exorbitante mais qui reste tout de même inférieure à nos dépenses annuelles en cigarettes et cigares. (Applaudissements)

    Les dépenses spatiales augmenteront bientôt encore un peu, passant de 40 cents par personne et par semaine, à plus de 50 cents par semaine pour chaque homme, femme et enfant aux Etats-Unis, car nous avons donné à ce programme une haute priorité nationale, même si j’ai bien conscience qu’il s’agit dans une certaine mesure d’un acte de foi, d’une prospective dont nous ne savons pas quels bénéfices nous allons tirer. Mais si je vous dis, mes chers concitoyens, que nous allons envoyer sur la Lune, à plus de 300 000 kilomètres du centre de contrôle de Houston, une fusée géante de plus de 100 mètres de haut, la longueur de ce terrain de football, fabriquée avec de nouveaux alliages, dont certains n’ont pas encore été inventés, capables de supporter une chaleur et une pression plusieurs fois supérieures à ce qui a jamais été expérimenté, assemblée avec une précision supérieure à celle des meilleures montres, incorporant tous les équipements nécessaires à la propulsion, au guidage, au contrôle, aux communications, à l’alimentation et à la survie, pour accomplir une mission encore jamais tentée, vers un corps céleste inconnu, puis nous la ferons revenir sur la Terre, ou elle fera une rentrée dans l’atmosphère à une vitesse proche de 40 000 km/h, générant une température atteignant la moitié de celle qui règne à la surface du Soleil, - presque aussi chaude qu’aujourd’hui – (rires et applaudissements),  Nous sommes déterminés à le faire, le faire bien, et le faire les premiers avant la fin de cette décennie, mais pour cela nous devons faire preuve d’audace. (applaudissements)

    - C’est moi qui fait tout le travail, je vous demande juste de garder votre sang froid encore une minute - (le Président emploie cool, petit clin d'œil à la chaleur)

    Néanmoins, je pense que nous y arriverons, mais nous devrons payer ce qui devra être payé. Il n’est pas question de gaspiller de l’argent, mais je pense que nous devons réaliser cette entreprise. Et cela sera accompli dans les années soixante. Cela sera peut-être réalisé alors que certains d’entre vous seront encore ici à faire leurs études dans cette université ou durant les mandats électoraux de certaines des personnes qui sont assises ici sur cette estrade. Quoi qu’il en soit ce sera fait, et avant la fin de la décennie.

    Je suis ravi que cette université soit impliquée dans ce projet d'envoyer un homme sur la Lune, dans le cadre de ce gigantesque effort national entrepris par les Etats-Unis d’Amérique.

    Il y a quelques années, on a demandé au grand explorateur britannique George Mallory, qui a trouvé la mort sur le Mont Everest, pourquoi il voulait gravir cette montagne. Il a répondu : « Parce qu’elle est là !».

    Eh bien, l’espace est là, et nous allons y aller, et les étoiles et les planètes sont là également, porteurs de nouveaux espoirs, de nouvelles connaissances, et la paix se trouve là également. C’est pourquoi, avant de nous embarquer, pour cette aventure, la plus incertaine et la plus dangereuse des grandes aventures dans laquelle l’homme ne s’est jamais engagé, nous demandons la bénédiction de Dieu !


    Merci.

    September 16

    Von Braun et Korolev utilisaient la même règle à calcul !

     

    Les deux grandes figures de la conquête spatiale, Wernher Von Braun et Sergueï Koroliov avaient pas mal de points communs, l’un des plus amusants est qu’ils utilisaient tous les deux la même règle à calcul, à savoir, le modèle 23/R* de la société allemande Albert Nestler A.G.** (utilisée également par Albert Einstein).

     

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    Von Braun en possédait deux qu’il utilisait à Peenemünde et qu’il a emmené avec lui aux Etats-Unis.

     

     

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    Les collaborateurs de Korolev affirmaient qu’il utilisait sa règle à calcul comme un magicien sa baguette.

     

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    * Utilisant le système Rietz

     

    **En 1939 la société Albert Nestler est le premier fabricant mondial de règles à calcul, elle exporte dans plus de soixante pays.

    September 15

    Sergueï Koroliov - Cet illustre inconnu !

     

    Au cours des trente dernières années de sa vie, Sergueï Koroliov a publié un seul et unique article sous son véritable nom, c'était le 17 septembre 1957, soit 17 jours avant le lancement de Spoutnik, à l’occasion d'un événement exceptionnel, la commémoration du 100 ème anniversaire de naissance de Konstantin Tsiolkovski *. (A l’origine le lancement de Spoutnik devait avoir lieu ce même jour…des problèmes techniques en décidèrent autrement)

    A 19:00, dans l'immense Salle des Colonnes de la Maison de l'Union à Moscou, Korolev prononce un panégyrique devant un parterre de dignitaires du parti et de scientifiques, dont une version expurgée a été publiée dans la Pravda le matin même. Le journal consacre un quart de ses pages au génial théoricien mort 22 ans auparavant. 

     

    Ayant ouvert l’ère spatiale avec Spoutnik, et après l’impact international, aussi extraordinaire qu’inattendu, provoqué par cet événement, la conquête de l’espace devient un enjeu primordial de la guerre froide, le nom de l’architecte du programme spatial soviétique, ne doit pas être divulgué, il devient un secret d’état. Désormais Korolev ne signera plus ses articles que sous le pseudonyme de Prof. K. Serge’ev.

     

    Pour brouiller les pistes, les soviétiques ont mis en avant le physicien Leonid Sedov, membre de l’académie des sciences, président de la Fédération Astronautique Internationale de 1959 à 1961, pour jouer le rôle du responsable du programme spatial soviétique !

     

    Pourtant, dans la presse occidentale, de temps à autre, des journalistes ont bien identifié Korolev comme étant celui que la presse soviétique appelle le « Constructeur Principal », notamment le correspondant du New York Times à Moscou, Théodore Shabad, dans l’édition du 12 novembre 1963.   

     

      

     

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    Le seul et unique article de Korolev signé de son nom (Pravda - 17 septembre 1957)

    Il est présenté comme un membre correspondant de l'Académie des Sciences de l'URSS.

     

     

     

    * Konstantin Tsiolkovski est né le 17 septembre 1857 selon le calendrier grégorien et le 5 septembre d’après le calendrier julien utilisé en Russie jusqu’en 1918.

        

    Apollo 11 - Michael Collins : plus seul qu'Adam !

     

    Evoquant l’extrême solitude de Michael Collins, alors que Armstrong et Aldrin sont sur la Lune, le porte parole de la NASA, John E. "Jack" Riley, la "voix" de mission control, déclara avec grandiloquence: « Depuis Adam aucun humain n’a connu une solitude comparable à celle de Mike Collins durant ces quarante et une minutes de chaque révolution lunaire où il passe derrière la Lune sans personne à qui parler sauf son magnétophone à bord de Columbia. »

    September 14

    Sigma 7 - Histoire d'améliorer un peu l'ordinaire !

     

    Pour le premier vol spatial de Wally Schirra (Mercury Atlas 8 /  Sigma 7 - 3 octobre 1962), Gordon Cooper (la doublure de Schirra)  Jim Rathman et Guenther Wendt avaient imaginé une petite surprise qu'il découvrira dans l'espace, à l'heure du repas.

    Cooper avait en effet ajouté dans les rations de « boustifaille spatiale », une mini-bouteille de Scotch « Cutty Sark » (mini-bouteilles comme celles que l’on trouve dans les avions ou les minibars des chambres d’hôtel) et quelques cigarettes « Tarryton ».

    En guise de clin d'oeil, il avait par ailleurs accroché à la poignée de contrôle du système d’attitude un « ruban » Remove Before Flight . (il s’agit des « tags » que l’on trouve sur les avions de combat après leur maintenance "A retirer avant le décollage").

    Schirra a bien rigolé en découvrant ces articles de contrebande. Si au cours du vol il dégustera un tube de bœuf aux légumes et un tube de pêches, il ne touchera bien évidemment pas au Scotch ni aux cigarettes.

     

    Il attendra d’être sur le porte avion de récupération pour savourer ce breuvage.

    Bien qu'étant fumeur, il s’abstint d'en griller une... Déjà que les médecins furent surpris de trouver des traces d’alcool dans ses analyses de sang, ils l’auraient été encore plus s’il y avait eu de la nicotine !

    Jusqu’à sa mort, Schirra conservera précieusement les cigarettes, la bouteille vide et le "tag" !