Olivier's profileAnecdotes de la Conquête...PhotosBlogListsMore Tools Help

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    February 20

    Sergueï Korolev - Une fin prématurée !

     

    Le Constructeur Principal Sergueï Pavlovich Korolev est mort le 14 janvier 1966, deux jours après son 59ème anniversaire, sur une table d’opération. Pour des raisons politiques, il est demeuré dans l'ombre, son nom n'est apparu dans aucun communiqué officiel, alors qu'il était le maître d'œuvre du programme spatial de l'Union Soviétique. Une intervention chirurgicale destinée à lui extraire un polype du colon, qui ne devait prendre que quelques minutes durera plus de 8 heures car l’équipe chirurgicale découvrit une tumeur non détectée par endoscopie.

    Retirer les polypes du colon provoqua une sévère hémorragie obligeant le chirurgien à effectuer une laparotomie qui révéla une énorme tumeur maligne. Korolev sera anesthésié uniquement par intraveineuse car ses mâchoires brisées lors d’un interrogatoire alors qu’il était incarcéré à Kolyma, un des camps les plus tristement célèbres du Goulag *  ne lui permettait plus d’ouvrir complètement la bouche. Une information que le chirurgien ignorait. C’est pour cette raison également que lorsque Korolev manifesta les premiers signes d’une insuffisance respiratoire on dut lui faire une trachéotomie et non une intubation.  

    C’est Boris Vasilevich Petrovskiy lui-même, le ministre de la santé, qui au nom du réalisme social avait tenu à pratiquer l’intervention… Ce jour là, à l'Hopital du Kremlin, le chirurgien en chef V.S. Mayat est absent. Le meilleur cancérologue, A. A. Vishnevsky, absent également fut appelé pour venir aider Petrovskiy !

    Souffrant de problèmes cardiaques depuis des années son cœur ne résista pas. Quelques 30 minutes après l’opération son pouls s’arrêta. Petrovskiy et Vishnevsky qui avaient quitté le bloc essayèrent désespérément de ranimer le constructeur principal, mais en vain…

     

     

    Les rumeurs concernant le fait que Petrovskiy n'avait pas opéré depuis des années son fausses, c'était un excellent chirurgien nommé ministre 5 mois avant l'opération de Korolev. 

    Une autopsie révéla que le cœur de Korolev était gravement atteint, un pathologiste déclara «  Je ne comprends même pas comment il pouvait marcher avec un cœur dans cet état ! » et qu’opéré ou non son espérance de vie se comptait en mois, la tumeur étant en réalité un angiosarcome !

      

     

    Korolev est considéré comme l'équivalent soviétique de Wernher Von Braun qui lui aussi est décédé des suites d'un cancer du colon diagnostiqué trop tard, qui s'est généralisé !

     

     

    * Glávnoie Oupravlénïe Lageréi, « Direction principale des camps de travail ». Korolev est resté en prison de 1938 à 1945, il a passé environ une années à Kolyma en Sibérie où le taux de mortalité annuel des détenus était supérieur à 30%, puis a été transféré dans une sharashka près de Moscou; un camp de travail pour ingénieurs et scientifiques. Il a été arrêté le 27 juin 1938 dans le cadre des "grandes purges de Staline" dans son appartement au 28 de la rue Konyushkovskaya, près de l'ambassade américaine à Moscou. Il a été dénoncé  par trois de ses collègues du RNII (Reaktivni Nauchno-Isledovatelski Institut - Institut de Recherche Scientifique  sur la Propulsion à Réaction), Ivan Kleimenov, Gyorgi Langemark et Valentin Glushko. Ils sont accusés d'avoir collaboré avec des organisations anti-soviétiques allemandes. Kleimenov et Langemark seront exécutés. Glushko sera condamné à huit ans de prison, il avait été arrêté le 23 mars, soit trois mois avant Korolev.

    Korolev sera condamné à 10 ans d'emprisonnement !

     

     

    Anecdote dans l'anecdote : En 1991, à l'occasion du 50ème anniversaire de l'utilisation des "Katioucha" (Camion lançant des roquettes en rafale, que les allemands avaient surnommé les "orgues de Staline"), le Directeur du RNII, Ivan T. Kleimenov et son adjoint, Georgii E. Langemark, exécutés en 1938, sont élevés, à titre posthume, au rang de "Héros du Travail Socialiste". La plus haute distinction civile, récompensant des travaux exeptionnels, il conférait un statut identique au titre de Héros de l'Union Soviétique attribué pour des actions héroïques.

    February 18

    Apollo XVII - Un sourire sur la Lune !

     
    Le Pilote du Module Lunaire (LMP) de la mission Apollo XVII, Harrison « Jack » Schmitt, détient le record officieux de la « bouille la plus souvent visible sur la Lune» en effet, on peut le voir à maintes reprises avec la visière dorée de son casque relevée, laissant apercevoir son visage orné d’une barbe naissante. Un géologue trop occupé par son travail, sur ce site unique, pour perdre son temps à se raser.
    La plupart de ces photos ont été prises durant la dernière sortie extravéhiculaire alors que les astronautes se trouvaient à la Station 6. La caméra du LRV (Lunar Roving Vehicle  / « jeep » lunaire) était télécommandée depuis la Terre, Schmitt ayant remarqué qu’elle suivait ses mouvements, l’a fixée droit dans la lentille et lui a fait son plus beau sourire !
    Schmitt n’était pas plus inconscient que les autres, en réalité il avait rayé sa visière avec de la poussière de Lune en la nettoyant après les sorties précédentes, ce qui le gênait énormément dans son travail de géologue. Aux répétitives injonctions l’enjoignant de baisser sa visière, il a commencé par répondre calmement qu’elle était rayée qu’il avait du mal à voir à travers, mais au bout d’un moment, agacé, il finit par lancer : « Je pense que je suis assez grand pour savoir ce que je dois faire, je positionnerai ma visière comme je l’entends, alors arrêtez avec ça ! » Il convient de préciser que la plupart du temps sa visière n’était qu’à moitié relevée…

    Le premier scientifique sur la Lune a fait un boulot formidable et quelle plus belle image que ce visage souriant sur la Lune lors de la dernière "marche lunaire" du XXème siècle !

    Harrison Schmitt -  "Un sourire sur la Lune !" 

    Harrison Schmitt 

    Eugene Cernan et Harrison Schmitt 

     

     

    A noter : les LMP d’Apollo XIV et XV ont descendu l’échelle du LM sans rabattre la visière, alors que la « EVA check-list » prévoit bien un « close sun visor ». Ne pas rabattre la visière leur permettait de jeter un dernier regard à l’intérieur du LM avant de rejoindre leur commandant sorti en premier. Leur impatience à marcher sur la Lune explique certainement cet oubli sans parler du fait qu’ils voyaient peut être mieux les barreaux de l’échelle !

     

    Pour une description complète et approfondie du LEVA (Lunar Extravehicular Visor Assembly) et des divers éléments de la combinaison lunaire, je vous conseille le lien suivant : http://www.de-la-terre-a-la-lune.com/apollo.php?page=a7l

    February 16

    STS-1 - En souvenir du passé !

     

    Un des innombrables télégrammes de félicitation que reçurent John Young et Robert Crippen après leur vol inaugural de la navette spatiale, émanait des 52 ex-otages américains libérés par l’Iran au début de l’année. Les astronautes leur firent parvenir à chacun une photo dédicacée avec un petit mot.

    Mais pas n’importe quelle photo, puisque parmi les centaines de clichés pris lors de cette mission, ils ont choisi une vue de l’endroit où ces derniers viennent de passer 444 très longs jours… Téhéran.

    Apollo 13 - Un excellent résumé de la mission !

     

    C’est certainement le père de « Jack » Swigert, le Docteur Leonard Swigert, qui a le mieux résumé le vol épouvantable de son fils et de ses deux compagnons d’infortune, James Lovell et Fred Haise à bord d’Apollo 13. A l'issue de la mission, chez lui à Denver, une coupe de champagne à la main, il a déclaré aux journalistes : « Le décollage a été grandiose, l’amerrissage extraordinaire, mais je ne donnerai pas un centime pour le reste ! »

    February 12

    Richard Truly - Son plus beau cadeau d'anniversaire !

     

    Le 12 novembre 1981, après 12 ans d’attente, l’astronaute Richard Truly effectue enfin  son premier vol spatial (STS-2, deuxième vol d’essai de la navette Spatiale). Une date d’autant plus mémorable que c’est le jour de son anniversaire !

    Ainsi, par une de ces ironies dont seul le sort a le secret *, son « baptême spatial » coïncide avec son 44ème anniversaire.

    Par analogie avec le déluge de feu lors du décollage, il lança : « Ce sera la plus grande bougie d’anniversaire que je n’ai jamais eue ».

    Richard Smith, le Directeur du Centre Spatial Kennedy, lui répondit, goguenard : « Je veux bien allumer la bougie si tu promets de ne pas l’éteindre ».

    Lorsque Richard Truly arrive dans la salle à manger du quartier des astronautes, décorée pour la circonstance,  il a droit en plus du traditionnel petit déjeuner d’avant vol composé notamment d’un steak et d’œufs, à un énorme gâteau surmonté d’une navette spatiale, orné d’une magnifique bougie. Tout le monde entonne l’incontournable « Happy Birthday » pendant qu’il  essaye en vain de souffler la bougie… Il n’y arrivera pas, et pour cause, il s‘agit d’une de ces "bougies magiques" que l’on ne peut éteindre qu’en mouillant la mèche… Une bougie qui comme les fusées d’appoint et les moteurs de Columbia, quelques heures plus tard, ne se sont pas « éteints » permettant à Richard Truly de réaliser son rêve !  Certainement un de ses plus beaux cadeaux d’anniversaire ! 

     

     

    * Initialement le lancement aurait dû avoir lieu le 9 octobre, mais il est reporté en raison d'une fuite dans le RCS (Reaction Control System). 

    Le 4 novembre le compte à rebours est interrompu a T-31 secondes en raison d'une surpression dans deux des trois APU (Auxiliary Power Unit) qui contrôlent le système hydraulique.

    February 11

    Bill Dana - José Jimenez l'astronaute

    Les astronautes John Glenn et Scott Carpenter, alors au faîte de leur gloire, sont sur un vol régulier à destination de Houston en compagnie de leur ami, le comédien Bill Dana*. Ils discutent tranquillement, Dana est assis au milieu, lorsqu’une dame passe devant eux, s’arrête, écarquille les yeux, et, ignorant royalement ses illustres voisins, s’adresse à Bill Dana et s’exclame : « Tiens, vous n’êtes pas José l’astronaute ? »

    *Bill Dana est un humoriste qui a créé le personnage récurrent de José Jiménez (http://www.youtube.com), les sketches dans lesquels il incarne José, l’astronaute pleutre qui ne veut pas aller dans l’espace, sont irrésistibles de drôlerie. Les astronautes Mercury sont emballés, à tel point que juste après la mise à feu de la fusée d'Alan Shepard qui dans quelques minutes sera le premier américain dans l'espace, le premier CapCom de l'Histoire, Deke Slayton, lance : « Ok José, you’re on your way », cette phrase énoncée à l'occasion de ce moment historique constitue une des plus grandes fiertés du comédien.
    Bill Dana se liera d’une durable et très forte amitié avec les « Sept Premiers » et deviendra le huitième astronaute Mercury. (Bill et José sont représentés à « L’Astronaut Hall of Fame de Titusville, Floride, et mentionnés au Smithsonian Air and Space Museum de Washington D.C) Bill Dana siège au Comité Consultatif de la Astronaut Scholarship Foundation (fondation crée par Henri Landwirth et les astronautes Mercury)
     

    Bill Dana / José l'astronaute au "Steve Allen Show" sur NBC

     

    Bill Dana - José Jiménez the Astronaut

     

    Représentation de Bill Dana / José Jimenez au "Astronaut Hall of Fame" Titusville, Floride.

     


    February 10

    Apollo 7 - Un rhume "carabiné" !

     

    C’est au deuxième jour de la mission que Walter Schirra, le commandant de la mission Apollo 7, se réveille avec un rhume carabiné, résultat d’une partie de chasse au canard effectuée trois jours avant le lancement, qui s’est terminée sous une pluie battante… La visite médicale qui précède le vol l'avait déclaré apte.

    Schirra souffre de légères céphalées, de courbatures mais n'a pas de fièvre. « Très vite le confortable vaisseau spatial a été transformé en boîte à Kleenex usagés», selon les termes de  Walter Cunningham. Il fait part de son état de santé au Centre de Contrôle et demande s’il peut prendre un antibiotique, le médecin lui recommande de commencer plutôt par un décongestionnant nasal, en l’occurrence… de l’Actifed.

    La trousse à pharmacie du bord renferme 24 comprimés de 60 mg d’Actifed, la totalité du stock sera utilisé. Pour les missions Apollo suivantes le stock sera porté à 60 comprimés ! 

    Par ailleurs, 48 comprimés d’aspirine sur les 72 seront utilisés.

    Walter Schirra est le "premier malade dans l’espace" du programme spatial américain (le « mal de l’espace » ou « syndrome d’adaptation à l’impesanteur » n’étant pas une maladie à proprement parler).

    24 heures plus tard Donn Eisele et Walter Cunningham présenteront les mêmes symptômes mais à un degré bien moindre.  

     

    De l’Actifed sera également prescrit lors des missions Apollo 9 (12 comprimés sur 60), Apollo 10 (2/60), Apollo 12 (18/60), et Apollo 17 (1/60)

    Ainsi au début des années 80, le laboratoire pharmaceutique qui commercialise l’Actifed  fera appel aux astronautes Walter Schirra et Donn Eisele ainsi qu’aux astronautes d’Apollo 12, Richard Gordon et Alan Bean, pour des spots publicitaires. (A voir sur http://www.youtube.com)

     

     

    Ces petits problèmes de santé auront des répercussions sur « l’ambiance » de la mission, mais ça c’est une autre histoire qui fera l’objet d’une prochaine anecdote…

     

     

     

    On voit clairement sur cette photo que Schirra n'est pas au mieux de sa forme !

     

     

    February 08

    Youri Gagarine - Ferveur populaire !

     
    Le 12 avril 1961, tous les garçons nés dans la maternité centrale de Minsk ont été prénommés Youri.

     
    Sur cette affiche on peut lire :" Aujourd'hui, 12 avril 1961, 4 garçons sont nés dans notre maternité. Les parents ont appelé leurs enfants  "Youri" en l'honneur du conquérant de l'espace Y. A. Gagarine. Nous félicitons les parents des futurs conquérants de l'espace !"
     
    (Je remercie chaleureusement "magnus_z" de Tchéliabinsk, Russie, pour son aimable traduction) 
    February 07

    Trois astronautes interdits de vol en même temps !

     

    Le 25 décembre 1969, trois astronautes, Alan Bean, Walter Cunningham et Joseph Kerwin ont été interdits de vol (aéronef) pendant trente jours, sur ordre de Donald K. Slayton, le directeur du corps des astronautes, en raison du non respect des procédures de vol.

    En effet, le 16 décembre, Alan Bean, à la suite d’un malentendu avec la tour de contrôle, a décollé de la base aérienne d’Ellington sans autorisation.

    Le lendemain, Walter Cunningham et Joseph Kerwin, sur deux appareils différents, toujours à partir de la base d'Ellington, ont violé la règle les obligeant à préciser  un aéroport de substitution sur leur plan de vol.

    L’interdiction de vol a été levée le 23 janvier 1970.

    February 06

    Klaus Scheufelen et le Programme Apollo

     

    Klaus Scheufelen est un ancien ingénieur de Peenemünde qui a travaillé notamment sur le missile Wasserfall et qui est le concepteur du missile anti-aérien Taifun. Il fait partie des 118 spécialistes sous la direction de Wernher Von Braun qui furent enrôlés aux Etats-Unis après la guerre.

    Cinq ans plus tard, en 1950, pour d’impérieuses raisons familiales, Scheufelen est contraint de retourner en Allemagne où il prend la direction technique de l’entreprise familiale de fabrication de papier, la Scheufelen PapierFabrik GmbH.  On pourrait croire que ce brillant ingénieur en a fini professionnellement avec le domaine spatial, mais c’est sans compter sur la providence.

    Après l’accident d’Apollo 1, la NASA lance un appel d’offre pour le développement d’un papier ininflammable…C’est la société Scheufelen qui est retenue, ainsi à compter d’Apollo 13, il n’y aura plus à bord des missions Apollo que des manuels fabriqués avec du papier Scheufelen.

    Klaus Heinrich Scheufelen est décédé le 26 janvier 2008.

    February 05

    Virgil Grissom - Un peu d'intimité à tout prix !

     

    Lorsque la NASA décide de construire le "Centre des Vols Spatiaux Habités" (le MSC, Manned Spacecraft Center, qui deviendra le Lyndon B. Johnson Space Center en 1973, là où se trouve le célébrissime Centre de Contrôle des Missions)  près de Houston au Texas, l’astronaute Virgil Grissom quitte la Virginie avec sa famille pour s’installer à Timber Cove, dans la banlieue de Seabrook dans le comté de Harris, à quelques 20 minutes en voiture du MSC. Grissom fera construire une maison en prenant des mesures drastiques pour protéger sa famille des médias et des curieux, ainsi la façade donnant sur la rue ne comportait aucune fenêtre car il ne voulait pas qu’on  puisse l’espionner. Il a également fait construire une piscine dans le jardin afin de pouvoir se relaxer tranquillement, à l'abri des regards.

    Il faut se rappeler qu'après son vol orbital, la maison de John Glenn, le nouvel héros de l'Amérique, avait dû être surveillée jour et nuit par la police afin de refouler les hordes de curieux, parmi lesquels certains avaient même tenté de s’introduire chez lui ! 

    February 04

    Apollo 7 - Un bon café bien chaud !

     

    Après la mort des trois astronautes d’Apollo 1, le comportement de Walter Schirra changea du tout au tout. Christopher Kraft le décrit désormais comme emporté et très irascible, il se plaint tout le temps, à propos de tout et n’importe quoi…

    Ainsi par exemple il avait décidé qu’il fallait inclure du café dans les provisions de bord de sa dernière mission, Apollo 7… Devant la fin de non recevoir qu’on lui opposa,  il aboya : « Vous demandez à un gars de la marine de se passer de café ? »

    Opiniâtre,  il fit valoir son point de vue jusqu’au sommet de la hiérarchie, ainsi lors d’une conférence au sommet à Houston, où étaient réunis quelques uns des hauts responsables de la NASA, il s’arrangea pour qu’il n’y ait pas de café, sur le chariot à boissons, pendant la pause.

    L’absence de ce breuvage stimulant ne manqua pas de soulever des protestations, Walter Schirra se leva alors et dit : « Messieurs, puisque vous avez décrété que l’équipage d’Apollo 7 ne serait pas autorisé à boire du café pendant la mission, j’ai pensé que vous pourriez vous en passer au moins une journée ». (NdT : La mission Apollo 7 doit durer plus de 10 jours !)

     

    C’est ainsi que tous rallièrent sa cause et qu’Apollo 7 devint la première mission spatiale américaine au cours de laquelle l’équipage put boire du café chaud !

    (NdT : Les piles à combustible qui produisaient l’électricité fournissaient également de l’eau à 68°C !)

    John Young - Une retraite bien méritée !

     

    L’Astronaute John Young a pris sa retraite le 31 décembre 2004 à l’âge de 74 ans, après avoir passé 42 ans à la NASA !

     

    Cette vidéo (en anglais) réalisée pour cette occasion, retrace de manière humoristique l’exceptionnelle carrière de cet astronaute, le premier à faire six vols dans l’espace.

     

    Même à la retraite il assiste à la traditionnelle Réunion du Lundi Matin qui se tient au Bureau des Astronautes.