Olivier's profileAnecdotes de la Conquête...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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December 31 Gemini 9A - Tout en poésie !En ce premier juin de l’année 1966, Thomas Stafford et Eugene Cernan (mission Gemini 9A) attendent la mise à feu de la fusée Atlas. Malheureusement, à T-3 minutes un problème de communication entre les ordinateurs au sol et celui de Gemini entraine le report du lancement. Lorsque Stafford apprend la mauvaise nouvelle il exprime sa déception en lâchant un « Oh zut ! » (Ce sont en tout cas les propos tels qu’ils furent rapportés par le service des relations publiques)
Lorsque deux jours plus tard Stafford et Cernan s’apprêtent à entrer dans leur vaisseau spatial, pour une nouvelle tentative de lancement, ils sourient en apercevant sur ce dernier un écriteau sur lequel figure un petit « poème » écrit par leurs collègues James Lovell et Buzz Aldrin (l’équipage suppléant) :
"On plaisantait auparavant,
mais plus maintenant.
Faites en sorte d’envoyer vos… euh… personnes dans l’espace,
Ou nous aurons aucun scrupule à prendre votre place"
Jim et Buzz
Ce jour là le lancement a bien eu lieu ! December 30 Une route en papierLe programme Apollo ayant généré tellement de rapports, plans, contrats, listings informatique et autres documents qu'un Wernher Von Braun quelque peu exaspéré déclara en 1967 : "Si on continue à produire de la paperasse à ce rythme, il suffira bientôt d'empiler le tout et on pourra aller sur la Lune en marchant !" Faith 7 - Réalité ou simulation ?La première tentative de lancement de la mission Mercury-Atlas 9, Faith 7, le 15 mai 1963, a été interrompue au dernier moment, quelques treize minutes avant le décollage prévu, en raison de la défaillance d’un radar à la station de suivi des Bermudes. Le vol fut reporté au lendemain. Un peu déçu, Gordon Cooper déclara : « C’était une simulation très réaliste » December 29 Apollo 14 - Bip Bip et Vil CoyotePour taquiner un peu les trois astronautes d’Apollo 14, Alan Shepard, Stuart Roosa et Edgar Mitchell, l’équipage suppléant (back up crew) formé par Eugene Cernan, Ronald Evans et Joe Engle avaient réalisé eux aussi leur badge de mission. Ce dernier est conçu sur le même modèle que l'original imaginé principalement par Alan Shepard mais comporte bien évidemment quelques subtiles modifications.
Ce nouvel insigne de mission s’inspire des personnages de dessin animé Looney Tunes, Bip Bip et Vil Coyote (en anglais Road Runner et Wile Ethleburt Coyote) créés par Chuck Jones.
Sur ce badge pour rire, Bip Bip représente l’équipage suppléant qui arrive sur la Lune avant l’équipage titulaire symbolisé par Vil Coyote… Il s’agissait d’une façon amicale pour le « back up crew » d’encourager les titulaires en leur disant entrainez-vous dur, restez en forme sinon on vous pique la place !
L’ Astronaut Pin est remplacé par Vil Coyote dont l'aspect physique reprend quelques caractéristiques bien choisies des trois astronautes qu'il représente, en effet, il a le pelage roux (clin d’œil à Stuart Roosa qui est rouquin), une bedaine (Edgar Mitchell avait tendance à prendre de l’embonpoint) une longue barbe et des lunettes (Alan Shepard, « the old man » est à 47 ans l’astronaute le plus âgé). Lorsque Vil Coyote arrive près de la Lune il s’aperçoit que Bip Bip l'a devancé, il a planté le drapeau sur l’astre des nuits avant lui. On peut lire sur la bannière accrochée à la queue du Grand Géocoucou « 1st Team » ! La mention Apollo 14 est remplacé par BEEP BEEP, et bien sûr, les noms des membres de l’équipage titulaire par les astronautes suppléants.
Lorsque Cernan, Evans et Engle ont préparé le vaisseau spatial, ils en ont profité pour placer des badges dans tous les endroits possibles et imaginables du module de commande et du module lunaire… Une fois dans l'espace, chaque fois qu’un astronaute ouvre un compartiment, il trouve un badge… Il y en a dans les plans de vol, les cartes, même dans le MET (Modularized Equipment Transporter) qui était une sorte de grand caddie ou brouette à deux roues qui permettait aux astronautes de transporter les outils et échantillons sur la surface de la Lune, ces derniers l’avait d’ailleurs surnommé le pousse-pousse lunaire (lunar rickshaw)… (La "jeep lunaire" ne sera disponible qu’à partir d’Apollo XV.)
Des badges flottent partout dans la cabine ! A tel point que sur le circuit des communications "privées" on entend régulièrement la voix de Shepard : « Dites à Cernan, Bip Bip son cul » lorsqu’un nouveau badge est découvert !
On assiste également à cette conversation sur le "canal officiel"...
ROOSA: "Hé Fred (capcom Fred Haise) as-tu entendu ma dernière remarque concernant… la propreté du vaisseau spatial ?"
HAISE: "Roger, Stu" ROOSA: "Comme tu le sais, c’était sensé être la responsabilité de… euh… du personnel qualifié à pénétrer dans le vaisseau. Nous sommes envahis d’objets non autorisés dans les deux vaisseaux. ...je crois bien qu’ Ed t’en a montré un. Si tu peux voir celui-ci (Roosa tient un badge dans ses mains) ...je ne sais pas si vous avez quelqu’un de l’équipage suppléant dans les environs ce soir… mais ils ont oublié leur carte de visite."
C'est la seule et unique fois dans le programme Apollo qu'un "back up crew" a créé son propre badge qui, de surcroit, est allé sur la Lune !!!
GOTCHA !
December 28 John Glenn - Mister Clean !John Glenn, dont la mission Friendship 7 a été reporté dix fois, fut surnommé Monsieur Propre… Because he has been scrubbed so often ! (Parce qu’il a été « scrubbed » si souvent !)
Jeu de mot sur "scrubbed" ! En anglais le sens premier du verbe transitif scrub est nettoyer, laver à la brosse, mais familièrement il signifie également annuler !!! Pour dire le vol a été annulé, reporté, on dit : the flight has been scrubbed !
Apollo 11 - Une Oraison funèbre heureusement jamais prononcée !Le 12 juillet 1999, le journaliste Jim Mann du Los Angeles Times, révèle dans un article intitulé « L’histoire d’une tragédie qui n’est jamais survenue » l'éloge funèbre qu'aurait eu à prononcer le Président des Etats-Unis Richard Nixon dans l'éventualité où les astronautes Neil Armstrong et Edwin Aldrin (Apollo 11) avaient été dans l’impossibilité de quitter la Lune.
Voici l'intégralité de cette "oraison funèbre" :
« Le destin a voulu que les hommes qui sont allés explorer la Lune en paix, y resteront, pour y reposer en paix.
Ces hommes courageux, Neil Armstrong et Edwin Aldrin, savent qu'il n'y a aucun espoir de salut. Mais ils savent également que leur sacrifice est porteur d'espoir pour l'humanité.
Ces deux hommes ont donné leur vie pour le dessein le plus noble de l'humanité: la recherche de la vérité et de la connaissance.
Ils seront pleurés par leur famille et amis, par la nation, par les peuples du monde entier. Ils seront pleurés par la Terre, telle une mère qui a eu l’audace d’envoyer deux de ses fils dans l'inconnu.
Grâce à leur périple, les peuples de la Terre ont conscience de leur unité, par leur sacrifice, ils renforcent la fraternité entre les hommes.
Jadis, les hommes contemplaient les étoiles et distinguaient leurs héros parmi les constellations. De nos jours, nous faisons de même, sauf que, nos héros sont désormais des hommes de chair et de sang.
D'autres suivront et réussiront à revenir sur Terre. La quête de l'Homme ne s’arrêtera pas. Mais ces hommes là étaient les précurseurs et resteront dans nos coeurs comme les premiers d’entre tous.
Désormais chaque être humain qui lèvera les yeux vers la Lune saura qu’il existe un petit coin sur un autre monde qui est à tout jamais l’Humanité. »
Ce texte, intitulé « Dans l’éventualité d’un désastre lunaire », a été écrit aux alentours du 18 juillet 1969 (c'est la date figurant sur le fax reçu par la maison Blanche), soit deux jours avant le premier atterrissage sur la lune, par William Safire, écrivain et journaliste. Il était alors le rédacteur principal des discours et allocutions du Président Richard Nixon. C’est l’astronaute Frank Borman qui servait de liaison entre la NASA et la Maison Blanche, qui a suggéré aux proches collaborateurs du Président Nixon, H.R. Haldeman et Peter Flanigan d’envisager l’éventualité d’un accident grave.
Dans le déroulement de la mission, la phase considérée comme la plus critique n’était pas l’atterrissage mais le décollage depuis la Lune. Au cas où les astronautes auraient été dans l’impossibilité de quitter la Lune, "Bill" Safire avait édicté un code de conduite. Ainsi il préconisait que le Centre de Contrôle des Missions à Houston coupe toute communication et laisse les astronautes choisir leur fin. Il recommandait également que le président Nixon appelle personnellement chacune des "futures veuves'' avant de s'adresser à la nation. En l’absence de dépouille mortelle, c’est tout naturellement le rituel des « funérailles en mer » qui aurait été suivi...
A noter : La dernière phrase du texte est tirée d’un poème de Rupert Brooke « Le Soldat ». Rupert Brooke est mort d’une septicémie pendant la Première Guerre Mondiale, le 23 avril 1915, alors qu’il n’avait que 28 ans, sur un bâtiment de la Royal Navy en route vers la bataille des Dardanelles. Il est enterré en Grèce, dans un champs d'oliviers, sur l'île de Skyros dans la mer Egée.
"If I should die, think only this of me:
That there's some corner of a foreign field
That is forever England."
"Si je devais mourir, rappelez-vous uniquement de moi en ces termes :
C’est qu’il y a un petit coin de terre étrangère
Qui est à tout jamais l’Angleterre."
December 22 Nous sommes bien peu de chose...Lors d’un discours devant des pilotes d’essais, en 1977, l’ex astronaute Michael Collins choisit une nouvelle perspective pour mieux faire appréhender à ses auditeurs les échelles de temps… Ainsi en réduisant l’âge du système solaire, environ 5 milliards d’années, à 5000 ans, ce qui correspond aux débuts de l’Histoire dans l’évolution humaine… « On trouve que la vie est apparue il y a environ 400 ans, l’Homme il y a trois ans, le Christ est né hier, les frères Wright ont effectué le premier vol propulsé il y a vingt minutes, Chuck Yeager a passé le mur du son il y a 10 minutes, l’ère spatiale a débuté il y a trois minutes, et, si mes calculs sont bons, Neil Armstrong a marché sur la Lune il y a une minute et deux secondes »
Note du « blog master » :
Ce type de compression temporelle a également été effectué pour ramener l’histoire de l’univers (environ 15 milliards d’années) sur une année. A cette échelle 1 jour représente 41 millions d’années et une heure 1,71 millions d’années…
Le calendrier débute le 1er janvier à 00:00 avec le Big-Bang, notre Système Solaire se forme vers le 10 septembre, la vie apparaît sur Terre vers le 7 octobre, les premiers hominidés le 31 décembre vers 20:30, Homo Sapiens vers 23:52 et l’écriture est inventée vers 23:59:49 .
A 23:59:59,79 Konstantin Tsiolkovski annonce que l’Homme va sortir de son berceau et à 23:59:59,93 Neil Armstrong pose le pied gauche sur la Lune… December 19 Un nouveau record !L’évocation du « lancement » de la mission Mercury-Redstone 1, le 21 novembre 1960, fait, aujourd’hui encore, pleurer de rire ceux qui y ont assisté.
Il s’agissait du premier vol d’essai d’une capsule Mercury montée sur une fusée Redstone. (Sans astronaute à bord)
A la fin du compte à rebours, la fusée, celle là même qui doit envoyer le premier américain dans l’espace, est mise à feu. Elle décolle normalement, mais après avoir atteint 10 centimètres d’altitude, le moteur s’arrête net et elle retombe lourdement sur ses ailerons, vacille quelques instants, puis s’immobilise, sa base pudiquement enveloppée d’un nuage de fumée. Le cerveau de la fusée ayant enregistré l'arrêt du moteur déclenche la mise à feu de la tour de sauvetage qui, dans un jet de chalumeau et de fumée, grimpe jusqu’à 1200 mètres d’altitude laissant la capsule en place au sommet de la fusée…
Quelques secondes plus tard on entend un pouf, cette fois c’est au tour de la coiffe conique qui protège le compartiment des parachutes de la capsule, toujours juchéee sur la fusée, d’être éjectée... Les spectateurs médusés voient cette dernière redescendre lentement au bout d’un mini parachute… Ce n’est pas fini, dans une sorte de « sproiing », jaillissent du nez de la capsule Mercury, les parachutes, qui se déplient lascivement le long de la fusée.
Cette suite d’événements digne d’un dessin animé de Tex Avery ne doit pas éluder le fait que la situation est des plus délicate, en effet, le système d’autodestruction de la fusée est toujours armé ; les batteries ont une durée de vie d'environ 24 heures… Si le vent se lève il s’engouffrera dans les parachutes jetant le tout à terre… Kurt Debus, le directeur du centre, envisage un moment de faire tirer à la carabine sur la fusée pour vider les réservoirs, comme on le faisait à Peenemünde…
Finalement la fusée sera désarmée le lendemain et la capsule Mercury intacte, sera réutilisée lors du vol Mercury-Redstone 1A du 19 décembre suivant, une mission qui sera un succès !
Cette tentative de lancement reste dans les annales, comme « le vol de 10 cm de Mercury/Redstone 1 » et ainsi que le remarqua ironiquement un ingénieur qui se trouvait dans le blockhouse ce jour là : "Nous venons de battre un record, ce vol de fusée est sans conteste le plus court de l'Histoire"
Ejection de la tour de sauvetage ! December 17 Objets Volants IdentifiésDans les années soixante le centre spatial de Houston recevait de nombreux appels téléphoniques de personnes ayant vu des objets volants non identifiés, voire même, qui avaient rencontré des extra-terrestres…
Le bureau des relations publiques leur donnait systématiquement les coordonnés d’organismes spécialisés dans les ovnis…
Un membre du service avait confié en son temps : « Je leur faisais toujours la même remarque ; TOUS nos objets sont identifiés » December 16 Michael COLLINS - Il aurait pu être le dernier...C’est pendant les préparatifs du vol Apollo 11 que Michael Collins annonce à Deke Slayton que cette mission sera son dernier vol spatial. Slayton, le responsable des affectations, lui propose alors de le réintégrer dans les rotations de vol juste après Apollo 11.
S’il avait accepté, Collins aurait été commandant de réserve sur Apollo 14, et par conséquent,(en vertu de la règle implicite qui voulait qu’un astronaute affecté à un équipage de réserve vole trois missions plus tard) aurait commandé la dernière mission lunaire, Apollo 17, devenant ainsi le dernier Homme à avoir marché sur la Lune. |
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