Olivier's profileAnecdotes de la Conquête...PhotosBlogListsMore Tools Help

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    November 17

    Un vrai manager !

     

    A Peenemünde, un ingénieur qui avait fait une erreur ayant entrainé pas moins que la destruction en vol d’une fusée A4, va voir Wernher Von Braun pour lui avouer qu’il est certainement la cause de l’échec... Au lieu de l’humilier ou de le punir, comme l’aurait fait tout responsable moyen, il le félicita pour sa franchise. Von Braun lui offrit même une bouteille de Champagne !

    Cette histoire a très vite fait le tour du centre de recherche, garantissant à Von Braun une loyauté sans faille de ses collaborateurs, il se prémunissait ainsi contre toute dissimulation et perte de temps…

    November 16

    John Young - Blasé ou bradycarde ?

     
    Le 12 avril 1981 Columbia décolle enfin… Lors du décollage, le rythme cardiaque de Robert Crippen, dont c’est le premier vol spatial, atteint 135 pulsations par minute, alors que celui de John Young s’élève péniblement jusqu’à 85. Lors de la conférence de presse d’après vol un journaliste lui demande malicieusement si après quatre vols spatiaux il n’est pas un peu blasé. La réponse du grand John Young : « Ce que vous ne comprenez pas c’est que j’étais tout aussi enthousiaste... mais je n’arrive pas à le faire battre plus vite ! »
    November 14

    Spoutnik... et la NASA

     
    Le texte de loi (the National Aeronautics and Space Act communément appelé « the Space Act » ) qui a permis la création de la NASA a été élaboré sous l'égide du Sénateur Démocrate Lyndon B. Johnson. Le 14 avril 1958 Johnson et le sénateur Républicain du New Hampshire, Styles Bridges, présentent le « NASA Bill » au Sénat (la version du texte de loi pour le Sénat porte le numéro S-3609) pendant que le Leader de la Majorité John McCormack en fait de même à la Chambre des Représentants (sous la dénomination HR-11881). La loi est promulguée le 29 juillet et l’ouverture officielle de l’agence est fixée au 1er octobre.
    Entre temps, le 8 août, le Président Eisenhower nomme T. Keith Glennan, le président du Case Institute of Technology de Cleveland, Ohio, comme premier Administrateur et le directeur de la NACA Hugh Dryden, comme Administrateur Adjoint. Les 8000 personnes de la NACA - National Advisory Committee for Aeronautics- qui existe depuis 1915, passant sous le giron de la NASA.
    Les nominations sont confirmées par le Sénat le 14 août.
     

    A trois jours du premier anniversaire du lancement de Spoutnik 1, la National Aeronautics and Space Administration débute officiellement ses activités....

    Réminiscences...

     

    Lors d’une visite de deux heures, au Centre des Vols Habités (Manned Spacecraft Center) à Houston, Texas, le 1er mars 1968 le Président Johnson déclare : « J’ai passé 38 ans à Washington D.C, au cours de ma longue carrière j’ai voté des milliers de lois et j’ai même été l’instigateur de quelques unes, parmi celles là, le texte de loi dont je suis le plus fier est celui qui a permis la création de la NASA, qui a rendu possible l’existence de ce grand centre spatial et des autres à travers ce pays »

     

    Le 17 février 1973, moins d'un mois après sa mort, ce « grand centre spatial » deviendra le Lyndon B. Johnson Space Center. (Public Law 93-8)

    November 13

    John Young - Euphémisme

     

    Lors d’une conférence de presse  qui a eu lieu pendant le programme Gemini, John Young évoque le développement d’une baguette télescopique qui permettra à un astronaute d’atteindre tous les boutons de commande situés face à son co-équipier  « au cas où ce dernier serait dans l’incapacité de le faire »

    «Dans l’incapacité de le faire » ironisa Young « est un euphémisme utilisé par le gouvernement pour éviter de dire… mort »

    November 11

    Un sondage... révélateur !

     

    Trois ans après la fin du programme Apollo, Michael Collins (Gemini 10 - Apollo 11), alors directeur du Musée de l'Air et de l'Espace de Washington D.C., organise un petit sondage sur un panel de 100 visiteurs...  La question est la suivante: « Combien d’Hommes ont marché sur la Lune ? »

    Plus d’un tiers des personnes ont répondu 6 et seulement 10 ont donné la réponse exacte : 12

    A la grande surprise de Collins personne n’a répondu : aucun. 

    En effet, juste après Apollo 11 un sondage national avait révélé que 10% des américains refusaient de croire que des Hommes avaient réellement atterris sur la Lune. Pour eux il s’agissait d’une mystification gouvernementale élaborée dans un studio pas très loin de Roswell ! (sic)  Ce genre d’élucubrations est d’ailleurs toujours d’actualité, à grand renfort de « preuves irréfutables » plus abracadabrantes les unes que les autres !

     

    Concernant  la première partie de l’anecdote je me permets d’évoquer une petite histoire personnelle.

    Il y a quelques semaines, mon fils de huit ans était en classe où il planchait avec ses petits camarades sur un exercice qui évoquait les dates historiques relatives à Spoutnik, Gagarine et Apollo 11.

    Lors de la correction un élève demande à la maîtresse combien de personnes ont marché sur la Lune, au total. Cette dernière répond… trois !

    Mon fils, bien informé sur le sujet, lève aussitôt le doigt : « Non maîtresse il y en a eu douze ! ».

    Non non assure t-elle il n’y en a eu que trois !

    ... J’ai pu en discuter avec la maîtresse qui a rectifié l’information auprès de ses élèves !

     

    (Il est intéressant de préciser qu'il s'agit d'une enseignante d'une cinquantaine d'années.)

     

    November 10

    Le "déclic"...

     
    C'est au collège d’Ettersburg, alors qu’il n’a que 13 ans, que Wernher von Braun tombe sur une revue faisant la publicité de la deuxième édition du livre de Hermann Oberth, "Die Rakete zu den Planetenräumen" (La fusée vers l'espace interplanétaire), publié pour la première fois deux ans auparavant, en 1923. Il commande le livre, mais quelle n'est pas sa déception en feuilletant l'opuscule de 92 pages, de voir qu'il est truffé de formules mathématiques incompréhensibles. Et pour cause, il s'agit de la thèse de doctorat que Oberth a soutenu à l'Université de Heidelberg en 1922 (qui fut refusée car jugée hors sujet par le jury du département.. astronomie)... Dépité, le jeune von Braun va voir ses professeurs et leur demande ce qu'il faut faire pour comprendre ce que dit l'auteur du livre, on lui répond qu'il faut étudier les mathématiques et la physique, les matières dans lesquelles il a les moins bons résultats (sic)...
    Dès lors il bûchera ces deux matières et n’aura plus que des « A »…  Quelques années plus tard il se délectera de la lecture de la première thèse au monde ayant pour sujet la navigation interplanétaire... et travaillera même avec son illustre auteur !
     

    Camarade de classe

     

    A 13 ans, Wernher Von Braun fréquente le collège d'Ettersburg, il se retrouve dans la même classe que Hermann Planck, le cinquième enfant du père de la physique quantique, prix Nobel de Physique 1918, Max Planck !  

    A 26 ans d'intervalle !

     
    Magnus von Braun, 32 ans et Emmy von Quistorp, 24 ans, se sont mariés le 12 juillet 1910 dans la propriété familiale des von Quistorp, "Crenzow", en Poméranie occidentale, située près des petites villes d’Anklam et Greifswald…  A seulement 20 kilomètres de l’endroit où sera implanté le HVP, "Heeresversuchsanstalt  Peenemünde"  (Centre de Recherche des Armées de Peenemünde), dont leur deuxième fils, Wernher, sera le Directeur technique…
    November 08

    Une nuance de taille !

     

    Alan M. Lovelace, l’administrateur adjoint de la NASA, préside une délicate réunion au cours de laquelle il presse les responsables du programme de lui donner enfin une date fiable et définitive pour le lancement de la première navette spatiale. Mais de toute évidence personne ne veut se « mouiller » !

    Un directeur de centre finit par prendre la parole: « Al, je veux bien participer à l’élaboration d’un calendrier de lancement mais je ne peux pas m’impliquer… m’engager sur une date définitive !  

    Lovelace le regarde droit dans les yeux et lance : « J’espère que vous connaissez tous la différence entre participer et s’impliquer, c’est comme les œufs et le jambon, la poule a participé, mais le cochon est impliqué»

    November 05

    Un calendrier très spécial !

     
    Quelques mois avant le premier vol de la navette spatiale, dont le lancement a déjà été reporté maintes et maintes fois, une date est à nouveau annoncée, la mission aura lieu en mars 1981, cette fois-ci c’est sûr, la date est ferme et définitive…
    Pas dupe, un technicien du Centre Spatial Kennedy confectionne des calendriers avec les mois de janvier, février, mars, mars, mars… Ainsi le Jour de l’Indépendance tombe le 4 mars, Noël le 25 mars…
    Lorsque la date du lancement est une nouvelle fois décalée d’un mois, un de ses collègues réalise et distribue des autocollants avril pour ledit calendrier !
     
    Contre toute attente, Columbia décollera bien en avril 1981, et pas n’importe quel jour, puisqu’il s’agit du 12, date du vingtième anniversaire du vol de Youri Gagarine !

    America's Space Lemon

     
    Au tout début du programme STS (Space Transportation System), le premier vol spatial d’une navette était prévu en 1977, mais des problèmes, liés notamment au développement des moteurs principaux (SSME - Space Shuttle Main Engine) et des tuiles, l’ont grandement retardé…
    A tel point, que la navette avait été surnommée « l’Epave Spatiale Américaine » (America’s Space Lemon).  

    Perte de contrôle !

     

    Alors que le jour du lancement approche (premier vol de la navette Columbia, le 12 avril 1981), John Young et Robert Crippen font savoir qu’ils sont « fins prêts et entrainés à 130 % », en effet, les innombrables retards ont permis aux deux astronautes de cumuler des milliers d’heures dans les simulateurs.

    Lors d’une séance, un SimSup (Simulation Supervisor) un peu retors avait intégré tellement de pannes et de paramètres improbables dans son « scénario » que Young et Crippen ne purent gérer la situation. De mal en pis, il était évident que l'engin devenait incontrôlable… On entend alors un cri venant de l’intérieur du simulateur : « Nous allons tous mourriiiir ! »

     

    (Cette anecdote est antérieure aux deux tragiques accidents qui ont endeuillé le "programme navette". Ces "propos" prennent aujourd'hui une connotation toute particulière.)

    November 04

    Apollo, c'est fini !

     
    Un plaisantin, plagiant la célèbre phrase de Neil Armstrong, a qualifié la dernière mission Apollo de… « one giant stop for mankind »

    Frederick Schneikert

     
    Le première classe Fred Schneikert originaire de Sheboygan, Wisconsin, pointe son fusil M-1 sur un jeune homme qui arrive vers lui à vélo… Il s’agit de Magnus, le plus jeune frère de Wernher Von Braun, choisi pour servir d’intermédiaire car c’est lui qui parle le mieux anglais. Il annonce au soldat que  les "cerveaux" qui ont développé la V2 ne sont pas très loin et souhaitent se rendre. Sa première réaction : « Vous êtes complètement cinglés », dans le doute il fait tout de même passer l’information à son lieutenant, Charles Stewart…  Fred Schneikert deviendra célèbre, il a "capturé" les frères Von Braun… 
     
    Wernher Von Braun pose de bonne grâce avec les soldats pour des séances photos improvisées, on dirait une célébrité et non pas un prisonnier de guerre …
    Au cours d'une conversation, Von Braun dit à Schneikert qu’il sera bientôt aux Etats-Unis; « Je serai de retour à la maison bien avant que vous ne voyiez les Etats-Unis » lui répond t-il... Quelques semaines plus tard Von Braun est aux Etats-Unis et Fred Schneikert toujours en Allemagne !

    University of Michigan

     

    Non seulement l’équipage d’Apollo 15 était 100% Air Force, mais David Scott, Alfred Worden et James Irwin ont tous les trois été diplômés de l’Université du Michigan. Le seul autre équipage dont les membres ont obtenu un diplôme à la même université est celui de Gemini 4, James McDivitt et Edward White… Et devinez quoi ? C’était également de l’Université du Michigan !!!

    November 03

    Thomas Kenneth Mattingly - Encore plus fier...

     

    Lorsque l’astronaute Ken Mattingly, le pilote du module de commande d’Apollo 16, de retour sur Terre, commence son discours par « Je suis si fier d’appartenir à un pays qui peut envoyer un homme à 400 000 km de chez lui… » les personnes présentent redoutent le pire, encore un "speech" patriotique… mais il ajoute : « et je suis encore plus fier d’appartenir à un pays qui peut le ramener ! »

     

    Apollo 15 - Les cadeaux de Guenter Wendt !

     
    Lorsque les astronautes David Scott, James Irwin et Alfred Worden se présentent dans la White Room en ce 26 juillet 1971, pour la mission Apollo 15, Guenter Wendt, selon une coutume bien établie, leur remet à chacun un petit cadeau… Il donne à Scott et Irwin deux permis de conduire géant, ils seront, en effet, les premiers à utiliser la « jeep lunaire » sur la Lune.
    A côté de la mention « fonction », sur le permis de Scott, on peut lire : « Grand Chef », sur celui d’Irwin « Petit Chef ». Sous la mention « restrictions » il y a sur le permis de Scott : « No Parking in Lovers’ Lane » (Lovers Lane est un terme générique utilisé aux Etats-Unis pour désigner les endroits où les amoureux se rendent en voiture pour être tranquilles, souvent des parkings ou des lieux où le panorama est magnifique), sur celui d’Irwin « No Drag Racing », pas de course de dragsters (le LRV - Lunar Roving Vehicle - avait une vitesse de pointe sur terrain plat d'environ 13 km/h* !)
    Dans le cadre où l’on doit renseigner le sexe du titulaire il y a … oui, sur les deux permis.
    Alfred Worden, (le pilote du CSM, qui restera en orbite autour de la Lune), se voit remettre un « annuaire orbital » (Orbital Phone Book) qui contient les numéros de téléphone des filles célibataires de la Lune, illustré de photos couleurs du magazine « Playboy » et avec sur la couverture l’annotation : « Si tu te sens seul, appelle-moi ! ».
     
    En entrant dans le vaisseau spatial, les trois astronautes, tous U.S. Air Force, (c’est le seul équipage "lunaire" 100% Air Force) pensant en avoir fini avec les « gags d’avant lancement », découvrent deux écriteaux :
     
    « AVEC LES COMPLIMENTS DE LA NAVY GRACE A LAQUELLE CE VOL A ETE RENDU POSSIBLE"
    (l’équipage de réserve est composé de deux membres de la Navy, Richard Gordon, Vance Brand, et, de Harrison Schmitt, un scientifique, géologue de formation),
     
    et : "CE VEHICULE NE DECOLLERA PAS TANT QUE TOUTES LES CEINTURES DE SECURITE  N'AURONT PAS ETE  BOUCLEES"
     
    * Lors du vol Apollo 16 John Young et Charlie Duke en descendant les flancs d'un cratère atteindront la vitesse record de 17 Km/h. (cf anecdote "Le Grand Prix " du 14 août 2007)
    November 02

    Deux anniversaires à point nommé !

     

    Le 24 juillet 1969, le jour de l’amerrissage d’Apollo 11, Kenneth Kleinknecht, alors directeur du CSM (Command and Service Module) au sein du Apollo Spacecraft Program Office, fête ses cinquante ans : "C’est le plus beau cadeau d’anniversaire que je n’ai jamais eu" s'exclame t-il, puis ajoute : " George Mueller a eu le sien au décollage".

    Effectivement le 16 juillet, jour du décollage d’Apollo 11, George Mueller (prononcer Miller), le directeur adjoint du bureau des vols habités (Associate Administrator of the Office of Manned Space Flight) fêtait ses 51 ans !!!    

    November 01

    Gordon Cooper, "Mister Cool" !

     

    Lors de la mission Gemini V (Gordon Cooper – Charles « Pete » Conrad) en aout 1965, qui a duré 7 jours, 22 heures et 55 minutes, Gordon Cooper a une fois de plus confirmé sa réputation de « Mister Cool ».

    Pendant le décollage son rythme cardiaque n’a pas dépassé les 135 battements par minute, 10 de moins que Conrad, dont c’était il est vrai le premier vol spatial (deuxième vol de Cooper), et bien inférieur à celui de quelques uns des contrôleurs de vol équipés d’électrocardiogrammes.

    Lorsqu’au cinquième jour, le CapCom annonce fièrement qu’ils viennent de battre le record soviétique de 119 heures de présence consécutive dans l’espace détenu par Valeri Bikovski (Vostok 5 – juin 1963), Cooper marmonne: « Ben, c’est pas trop tôt ! » 

     

    (A noter qu’à ce jour Valeri Bikovski détient toujours le record de durée d’un vol spatial en solitaire.)