Olivier's profileAnecdotes de la Conquête...PhotosBlogListsMore Tools Help

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    January 30

    "Laissez nous aller sur la Lune !"

     
    La dernière intervention de l’astronaute Frank Borman devant la commission d’enquête du sénat sur la mort des astronautes Virgil Grissom, Edward White et Roger Chaffee a été déterminante pour la suite du programme Apollo :
     
    Clinton Anderson (président de la commission) à Frank Borman (membre de la commission d’enquête de la NASA et représentant des astronautes) : « Y a-t-il une déclaration que vous souhaiteriez faire ? »
    Frank Borman : « Je pense que je parle au nom de tous les astronautes lorsque je vous dis que nous faisons tous confiance à notre encadrement, à nos ingénieurs,  à nos infrastructures et en nous-mêmes. La vraie question est de savoir si vous, vous nous faites confiance ?
    Clinton Anderson : « Que devrions nous faire, Colonel ?
    Frank Borman : « Je pense que vous devriez arrêter cette chasse aux sorcières et nous laisser aller sur la Lune. »
     
    Le sénateur Walter Mondale qui était un anti-Apollo, ne posa plus aucune question... et pourtant il avait entre les mains des rapports accablants pour la NASA.

    Neil Armstrong - A coeur ouvert !

     
    « Je pense que chaque être humain a un nombre fini de battements cardiaques. Je n’ai pas l’intention de gaspiller les miens en allant faire du footing. » Neil Armstrong

    Apollo 11 - Le Tsar du vaisseau spatial

     
    Au matin du quatrième jour, comme à l’accoutumée, le CapCom Bruce McCandless fait une petite revue de presse aux astronautes d’Apollo 11 en route vers la Lune, ainsi il les informe que le journal officiel du parti communiste soviétique, la Pravda, a surnommé Neil Armstrong le Tsar du vaisseau spatial.
    « En ce moment le Tsar se lave les dents » ironise Mike Collins qui dès lors appellera souvent son commandant par ce titre.
     

    "Stars and Stripes shoulder patch"

     
    La NASA ayant interdit aux astronautes de Gemini 4, James McDivitt et Edward White de donner à leur vaisseau spatial le nom de « American Eagle » (suite à la polémique « Molly Brown » de Gemini 3 – cf anecdote du 13 décembre 2006) ils ont, pour la toute première fois, porté un badge représentant le drapeau américain, sur l’épaule gauche de leur combinaison spatiale.
    Dès lors tous les astronautes feront de même.

    Apollo 11 - Du déjà vu ?

     
    La NASA avait invité des milliers de VIP pour assister au lancement de la mission Apollo 11, dont John Freeman, l’ambassadeur du Royaume Uni à Washington.
    Ce dernier a décliné l’invitation car il était présent lors du décollage d’Apollo 10 et comme l’a souligné un porte parole de l’ambassade… « Lorsque vous avez vu un lancement Apollo, vous les avez tous vus ! »
    January 29

    Apollo 11 - A la recherche de la divine providence !

     
    Deux semaines avant le décollage de la mission Apollo 11,  Wernher Von Braun est en vacances en Grèce.
    Bien évidemment, il ne manque pas de visiter le temple d’Apollon à Delphes.
    « J’ai pensé qu’il était approprié que venant en Grèce, j'aille rendre hommage au dieu Apollon avant que nous tentions ce premier atterrissage sur la Lune »  plaisanta-t-il
    A Washington, des journalistes demandent  à l’Administrateur de la NASA, Thomas Paine, ce qu’il pense du fait que Von Braun est allé chercher une aide providentielle pour sa fusée.
    « Wernher est allé implorer les dieux de la Grèce antique, quant à nous, nous venons juste d’envoyer l’astronaute Frank Borman à Rome voir le Pape. Ce faisant je crois que nous avons mis toutes les chances du côté d’Apollo 11 » ironisa t-il !
    January 23

    Après STS-9... STS-41B !

     
    En février 1984, la NASA a utilisé un nouveau système pour identifier les vols de sa navette spatiale, une codification plutôt déroutante pour le profane… Ainsi, après la mission STS-9, nous avons la mission… STS-41B.
    D’aucuns prétendent que le syndrome  Apollo 13 est passé par là, certains crédules auraient vu approcher avec une certaine anxiété le vol STS-13, un peu comme dans les maternités où il n’y a pas de chambre 13 mais une 12 bis !!!  
    Cette nouvelle identification conserve bien entendu le sigle STS pour Space Transportation System, qui est la dénomination officielle du « programme navette spatiale »
     
    Le premier chiffre représente l’année fiscale au cours de laquelle le lancement est planifié, ou plus précisément, budgétisé. (Aux Etats-Unis l’année fiscale commence le 1er octobre). Il convient de préciser que la première année fiscale correspond à l’année où la navette a effectué son premier vol.
    Prenons un exemple concret, le 4 de STS-41-B correspond à la quatrième année fiscale depuis le premier vol de la navette, le premier vol ayant eu lieu en 1981 la réponse est 1984. Si le premier vol d’une navette avait eu lieu en 1983 la quatrième année fiscale du programme navette aurait été 1986 !  
    Le hasard ayant voulu que le premier vol intervienne en 1981, le calcul pour obtenir l’année fiscale réelle, s’en trouve d’autant simplifié, enfin jusqu’à un certain point. Si ce système avait perduré nous aurions pu avoir une mission STS-301A (vol prévu pour la 30ème année fiscale depuis le premier vol en 1981 : soit 2010)
     
    Le deuxième chiffre correspond au site de lancement, 1 pour le Centre Spatial Kennedy et 2 pour le Centre de Lancement de la base aérienne de Vandenberg (Une base militaire située en Californie qui aurait permis à la navette d’atteindre une orbite polaire, nécessaire au déploiement des satellites espions militaires qui ont la taille du télescope Hubble)
     
    La lettre correspond à la séquence chronologique prévue, par rapport au lieu du lancement.
    Il y a eu la  mission STS-61-A, (le premier vol depuis le Centre Spatial Kennedy, de la sixième année fiscale depuis le début du programme) qui s’est déroulée du 30 octobre au 6 novembre 1985 – (année civile 1985, année fiscale 1986) et il aurait dû y avoir en mars 1986 une mission  62-A (le premier vol depuis le Centre de Vandenberg, de la sixième année fiscale depuis le début du programme).
    Après l’accident de Challenger tous les lancements prévus à partir de Vandenberg ont été définitivement annulés.
     
    Ainsi si l’on applique la règle ci-dessus :
     
    STS-41B :         4 = mission prévue pour la quatrième année fiscale depuis le début du programme navette en 1981, soit 1984.
                            1= Lancement effectué du Centre Spatial Kennedy
                            B= deuxième vol prévu du Centre Spatial Kennedy cette année
     
     
    STS-272D :       27 = mission prévue pour la vingt-septième année fiscale depuis le début du programme en 1981, soit 2007
                            2= Lancement effectué de Vandenberg.
                            D= quatrième vol de Vandenberg prévu cette année
     
    Ce système de numérotation était parfait pour les comptables de la NASA mais totalement abscons pour le public, d’autant plus qu’aux Etats-Unis l’année fiscale est décalée par rapport à l’année civile et puis parce que le calendrier prévisionnel est rarement respecté.
    Après l’accident de Challenger la NASA est revenu à l’ancien système qui, s’il permet de connaître le nombre total de vols, ne permet pas non plus de dresser une liste chronologique des missions…
    Ainsi par exemple après la mission STS-36 lancée le 28 février 1990, nous avons la mission… STS-31 lancée le 24 avril… Ou encore STS-95, avec John Glenn, du 29 octobre au 7 novembre 1988, suivi par la mission STS-88 (premier module de la Station Spatiale Internationale) du 4 au 15 décembre de la même année.
     
    La dernière mission, à ce jour,  est STS-120 et c'est bien la 120 ème mission du "programme navette spatiale" !
     
    January 20

    Gemini XII et Apollo 1

     
    A l’origine,  il était prévu que la mission Apollo 1 ait lieu fin 1966, les responsables de la NASA avaient même envisagé un vol simultané avec la dixième et dernière mission Gemini, Gemini 12. Malheureusement les retards liés au développement du module de commande (Block-1) ne le permettront pas.
     
    (Gemini 12 a été lancé le 11 novembre 1966, le tragique incendie de la capsule Apollo 1 a eu lieu le 27 janvier 1967…)

    Gagarine fait un faux pas !

     
    Le 11 octobre 1961 vers 23:50 Youri Gagarine est trouvé, gisant sur la pelouse d’un complexe Hôtelier en Crimée, le visage ensanglanté. Il a une profonde entaille sur la figure et saigne abondamment. "Il est en train de mourir !" hurle un témoin. On appelle un médecin militaire qui arrive sur les lieux quatre heures plus tard et lui suture la plaie sur place… Gagarine ne fera aucune apparition publique pendant 10 jours et doit même annuler sa présence au Congrès du Parti qui se déroule le 17 octobre…
    Mais que s’est il donc passé ?
    L’histoire est plutôt sordide, ce soir là, les cosmonautes et leurs femmes se détendent dans le salon de l’Hôtel  en jouant aux cartes et aux échecs. Gagarine en profite pour s’éclipser. Lorsque sa femme, Valya, demande où est passé son mari, quelqu’un lui répond qu’il est monté à l’étage… En cherchant son époux, elle frappe à la porte close de la chambre d’Anya, une infirmière de 27 ans…
    « Où est Youri » demande Valya
    « Ton mari vient de sauter par le balcon » répond Anya.
    En voulant sauter les deux mètres qui séparent le balcon du sol en asphalte, Gagarine s’est pris les pieds dans les vignes qui grimpent le long du mur, a basculé en avant et son visage a lourdement heurté une bordure en ciment.
    L’infirmière explique que Youri a pénétré dans sa chambre, verrouillé la porte, et lui a fait des avances en l’embrassant. Lorsqu’il a entendu taper à la porte, il a sauté par le balcon !
     
    (Youri Gagarine a très mal vécu sa soudaine célébrité et sa surexposition médiatique. Il a pleinement profité de sa notoriété pour accumuler les aventures extra conjugales et est devenu alcoolique).  
    January 19

    Fiat lux !

     
    Un gars arrive au Centre Spatial Kennedy pour assister au lancement de nuit d’une navette spatiale. (A ce jour, sur 120 lancements, 29 ont été effectués de nuit). A T-zéro la navette décolle et en quelques secondes le ciel s’illumine, le spectacle est d’une saisissante beauté.
    Quelques temps plus tard, assis dans l'avion qui le ramène chez lui, encore sous l’émotion, il engage la conversation avec son voisin pour lui narrer cette expérience inoubliable : « … c’était magnifique, grandiose, extraordinaire… » Puis il demande : Avez-vous déjà assisté à un lancement de nuit ?
    « Oui » lui répond son voisin, « mais je n’ai pas pu voir grand chose »
    - « Ah bon ?  Où étiez-vous »
    - « Dans le module de commande d’Apollo 17 » répondit Gene Cernan.
     
    (Eugene Cernan était commandant de la mission Apollo 17, le seul lancement de nuit du programme Apollo. Lorsque la Saturn V a décollé on se serait cru en plein jour affirment certains témoins…)
     
    Cette histoire est très certainement apocryphe !
    January 18

    Un excellent motif pour faire l'école buissonnière !

     
    Dans le cadre de son « World Tour » Youri Gagarine se rend à Londres en juillet 1961.
    Lors de la parade organisée dans les rues de la capitale britannique, alors que le premier Homme dans l’espace salue la foule, il aperçoit un garçonnet déguisé en cosmonaute, il est vêtu d’une combinaison orange et porte un casque blanc marqué des lettres CCCP. Impressionné et très touché, Gagarine l'invite, par l’intermédiaire de son interprète Soya Zarubina, à venir s’asseoir à ses côtés dans la voiture découverte.
    L'enfant explique que sa soeur a passé la nuit pour finir de coudre son costume.
    Le garçon est aux anges. Pourtant chaque fois qu’un photographe essaie de le prendre en photo avec Gagarine, il détourne la tête.  Intrigué, le premier cosmonaute veut savoir pourquoi il agit de la sorte. Il finit par avouer qu’il ne veut pas que quelqu’un le reconnaisse car il a séché les cours pour être là !

    Zoya Zarubina

     
    Zoya Vasilyevna Zarubina, traductrice en chef au Ministère des Affaires étrangères soviétique et accessoirement membre du KGB a commencé sa carrière comme interprète de Staline lors des conférences de Téhéran et de Yalta… Elle a également activement participé à la traduction des documents sur la bombe atomique récupérés par les espions soviétiques aux Etats-Unis… Elle fut l’interprète attitrée de trois générations de dignitaires et de dirigeants de l’Union Soviétique.
    En ce 12 avril 1961, elle donne un cours à quelques trois cents étudiants, lorsque sa secrétaire fait brutalement irruption dans l’amphithéâtre, contrariée  elle demande sèchement: 
    « Qu’est ce qu’il y a ?»
    « On a envoyé un Homme dans l’espace ! » exulte la secrétaire.
    Un fort sentiment de fierté la submerge, son pays a réalisé cet exploit avant les Etats-Unis.
    Trois mois plus tard, en juillet 1961, c’est elle qui accompagne Youri Gagarine à Londres, une étape de sa tournée mondiale, pour lui servir d’interprète.
     
    En 1996 la NASA a invité Zoya Zarubina pour assister au lancement de la navette Endeavour.
    January 16

    Il fallait y penser !

     
    Pour d’évidentes raisons de sécurité il fallait absolument s’assurer que les étages de descente et de remontée qui constituent le Module Lunaire ne contenaient pas d’éléments «détachés» (outils oubliés, pièces mal fixées…), pour ce faire on les installait sur une structure que l’on mettait en rotation. La force centrifuge permettait de repérer rapidement toute anomalie.

    Pas de navette en orbite polaire...

     
    Le premier décollage d’une navette, en l’occurrence Discovery, de la base militaire californienne de Vandenberg devait avoir lieu en 1986, aux alentours du mois mars.
    La mission STS-62A (Soixante-deux alpha) devait être commandée par Robert Crippen, secondé par Guy Gardner, l’équipage comprenait également les spécialistes de mission  Jerry Ross, Mike Mullane, Dale Gardner, et les spécialistes de la charge utile militaire, Edward Aldridge et Brett Watterson de l’US Air Force. Ce vol devait être la toute première mission spatiale habitée en orbite polaire de l’Histoire !
    Pour ce faire  la navette devait utiliser des fusées d’appoint à poudre (SRB pour Solid Rocket Booster) ultra légères dont les segments étaient en graphite-époxy (ils sont en acier normalement).
    Mais après le drame de Challenger, les nouvelles règles de sécurité ont interdit leur utilisation, quant aux SRB standards, leur modification à augmenté leur masse de 200 Kg chacun, rendant les performances de la navette un peu juste pour la mise en orbite polaire des satellites espions KH-12, qui pèsent plus de 20 tonnes…
    Par ailleurs, la base de Vandenberg ne satisfaisait plus du tout aux nouvelles procédures édictées pour le lancement des navettes. Après avoir dépensé la bagatelle de 4 milliards de dollars pour accueillir la navette sur ce site (pas de tir, salle de lancement pour vols habités etc…), le Pentagone décida de revenir aux lanceurs conventionnels…  
    Au final, aucune navette n’a jamais décollé du pas de tir SLC-6 (SLC pour Space Launch Complex) surnommé "Slick Six".  
    Certains superstitieux affirment que l’US Air Force aurait dû faire attention, en effet "Slick Six" a été érigé sur l’emplacement d’un ancien cimetière indien Chumash, et tout le monde sait bien, que quiconque  profane un lieu sacré indien, s’expose à la colère des esprits…

    John Young - Sept ? non, Six !

     
    Le formidable John Young, (astronaute du groupe 2,  Gemini 3 – Gemini 10 – Apollo 10 – Apollo 16 – STS 1 – STS 9) devait effectuer son septième vol spatial en aout 1986 à bord de la navette Atlantis (mission STS 61J)  qui devait déployer le Télescope Spatial Hubble. Outre John Young, commandant de la mission, l’équipage était constitué par Charles F. Bolden, pilote, et par, Kathryn Sullivan, Steven Hawley et Bruce McCandless, spécialistes de mission.
     
    Après l’explosion de Challenger, le 28 janvier 1986, rien ne sera plus jamais comme avant ! 
    John Young qui était également chef du bureau des astronautes depuis 1974, rédigea un mémo très critique à l’attention des responsables de la NASA, dans lequel il affirme que l’agence spatiale à fait des compromis sur la sécurité des vols de navette, il donne de nombreux exemples. Il finit en ajoutant : « Cette liste prouve qu’il y a pas mal de gens qui ont eu beaucoup de chance. La sécurité doit devenir une priorité absolue, faute de quoi la NASA disparaitra ainsi que nos trois navettes et leur équipage »  
    Ce mémo... interne, fut rendu public par le Houston Post à l’insu de son auteur et fit grand bruit…
    Ainsi le 24 avril 1990 lorsque la navette Discovery décolle avec dans sa soute, le Télescope Spatial Hubble (mission STS-31),  John Young ne fait plus partie de l’équipage, il a été remplacé par Loren Shriver.
     
    Car entre temps, en 1987,  Young est «promu» assistant spécial du Directeur du Centre Spatial Johnson en charge des opérations et de la sécurité… Bien qu’officiellement il fait toujours partie des astronautes en activité, il ne fera pas un 7ème vol…  
    Après avoir passé 42 ans à la NASA, une carrière d’une longévité exceptionnelle, un « palmarès » unique, la légende vivante de la conquête spatiale prend sa retraite le 31 décembre 2004.
     
     
     
    January 13

    "Ne m'appelle plus, à moins qu'elle n'explose !"

     
    Le lancement d’une navette était devenu si ordinaire, si routinier, qu'en ce 28 janvier 1986, lorsqu'un reporter qui couvrait le lancement de Challenger pour une grande radio, contacte son rédacteur pour lui annoncer que le lancement a été retardé, ce dernier aboie : « Ne m'appelle plus, à moins qu’elle n'explose ! »…

    Une maxime pleine de bon sens !

     
    Les ingénieurs de l'aérospatiale ont une maxime : « On peut concevoir un engin spatial peu onéreux, on peut concevoir un engin spatial rapidement, on peut concevoir un engin spatial de qualité… mais on ne peut pas avoir les trois à la fois »
    En d’autres termes :
     - Un vaisseau spatial de qualité et conçu rapidement… coûtera cher !
     - Un vaisseau spatial de qualité et pas cher… ne peut pas être conçu rapidement !
     - Un vaisseau spatial pas cher et conçu rapidement… ne sera pas de qualité !
     
    Voilà le dilemme auquel est actuellement confronté la NASA avec son Projet Constellation !

    CAPsule COMmunicator

     
    Au centre de contrôle des missions, le CAPCOM (Capsule Communicator – Capsule car le premier vaisseau spatial américain, Mercury, en était une) est un astronaute qui fait office "d’interface" entre les contrôleurs de vol et l’équipage du vaisseau spatial. Il est assis juste devant le directeur de vol. Il est la seule et unique personne autorisée à communiquer avec les astronautes, une règle qui, comme de bien entendu, souffre de quelques notables exceptions.
    Le premier directeur de vol, Christopher Kraft, avait compris dès le départ qu'il était bien plus rationnel de n’avoir qu’un seul interlocuteur à la fois. Qui plus est, cette fonction est principalement assurée par des astronautes, membres de l’équipage suppléant (back up crew) et le cas échéant par l’équipage de soutien (support crew) lors des longues et complexes missions Apollo. En effet, qui, mieux qu’un astronaute s’étant entrainé sur la même mission que ses collègues dans l’espace, rompu aux différentes procédures et opérations, familier avec les aspects techniques spécifiques de la  mission, est le plus apte à remplir ce rôle. Donald Slayton a été le tout premier CAPCOM, lors du vol suborbital d’Alan Shepard !
    Aujourd’hui, les CAPCOM des missions de la navette spatiale sont toujours des astronautes, mais ce n'est plus le cas pour la Station Spatiale Internationale.
    January 09

    Génétique et statistiques

     
    Les 29 astronautes Apollo (missions 7 à 17) présentent deux caractères génétiques récessifs en plus forte proportion que dans l’ensemble de la population américaine.
    16 soit 55% ont les yeux bleus contre 35% normalement.
    7 soit 25% sont gauchers par rapport à 11% normalement.

    "J'ai vu plus loin que les autres parce que je me suis juché sur les épaules de géants." Isaac Newton

     
    En 1969, Howard Johnson, alors président du Massachusetts Institute of Technology, rapporte une  merveilleuse histoire. Un de ses amis qui faisait escale  à Londres quelques jours après Apollo 11, alla visiter  l’Abbaye de Westminster, lorsqu’il arriva près de la tombe de Isaac Newton il aperçu une petite carte qui disait :
     
    Sir Isaac – l’Aigle a atterri !
     
    Note du blog master : un inconnu a déposé une gerbe de fleur et une note similaire sur la tombe du président John F. Kennedy à Arlington quelques heures après le premier atterrissage sur la Lune. (Le Module Lunaire d'Apollo 11 avait comme indicatif Eagle – Aigle-)